Les subventions aux organismes entraînent des coûts à la hausse de 810 000 $ en 2018, selon le budget adopté par les élus de Granby.

Granby mise sur les jeunes

La jeunesse profitera en bonne partie de la hausse globale des subventions versées par la Ville de Granby aux organismes en 2018. Une somme supplémentaire de 810 000 $, soit une augmentation de près de 10 %, a été prévue au budget, récemment adopté par les élus.

« Il faut continuer à investir dans la ville. Elle progresse excessivement bien. Et je pense que quand on investit dans la jeunesse, c’est toujours à la bonne place. Ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui vont prendre la relève », a fait valoir le maire Pascal Bonin. 

Le total des subventions inscrites au budget 2018 s’élève à 9 millions $, contrairement à 8,2 millions $ au budget initial de 2017, selon un document fourni par le service des finances de la Ville. 

Plusieurs décisions du conseil municipal prises en 2017 sont à ainsi l’origine des hausses comptabilisées, souligne Pascal Bonin. À commencer par la nouvelle politique jeunesse qui prévoit une aide financière de 105 000 $ à la Maison des jeunes La Barak ; aide qui permettra d’assumer les salaires de deux travailleurs de rue. 

Une autre enveloppe de 100 000 $ est aussi prévue dans le cadre de cette politique, mais cette fois-ci pour l’animation. Il est toutefois trop tôt pour détailler à quelles fins cette somme sera utilisée, dit le maire. Ce sera d’ailleurs au conseiller municipal responsable des nouveaux dossiers de la jeunesse, Alain Lacasse, de déterminer comment ce budget sera réparti, précise-t-il.    

Le budget participatif de 20 000 $ accordé en 2017 au comité des Jeunes ambassadeurs de Granby (JAG) est en outre reconduit, tout comme 20 000 $ sont alloués à Vie culturelle et communautaire (VCC) de Granby pour la coordination de la politique jeunesse­.

Autres projets  

Un autre projet profitera à la jeunesse : le Centre de pédiatrie sociale devrait ouvrir ses portes en 2018. Les élus ont accepté en octobre dernier d’assumer les coûts annuels du loyer, estimés à 18 000 $. Des locaux situés dans un immeuble qui appartient à la Ville ont en outre été mis à la disposition de ce projet. 

« Je pense que les villes sont de plus en plus en train de prendre des rôles différents. Le gouvernement de proximité est vraiment là », estime Pascal Bonin. 

Une somme supplémentaire de 50 000 $ a également été prévue au budget 2018 dans le cadre du programme de rabais familiaux accordés lors des inscriptions aux activités de loisirs des jeunes. Le nombre d’inscriptions bénéficiant d’un rabais est en constante hausse depuis la création du programme en 2009.  

Sinon, parmi les autres augmentations prévues, les ententes culturelles bénéficieront d’une somme supplémentaire de 70 000 $. En vertu du projet de loi 122, l’enveloppe de l’aide discrétionnaire accordée aux industries et aux commerces a été revue à la hausse, soit de 100 000 $ à 250 000 $.

Les différents mandats accordés aux organismes de la Ville, tels Granby Multi-Sports et VCC, occasionnent aussi une révision des sommes qui leur sont accordées, souligne le directeur des finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud.

Image de marque

Granby a par ailleurs prévu investir à nouveau 125 000 $ en 2018 pour poursuivre la révision de son image de marque amorcée cette année, sous la thématique Granby est zoo. Cette somme aura entre autres permis la production et l’installation de quatre œuvres permanentes.  

Ce « branding » n’a pas fait l’unanimité, mais le maire est persuadé que le jeu en vaut la chandelle. « Toutes les villes ont un budget de promotion. Nous, on l’a utilisé de façon différente. On garde les œuvres et on fait rayonner la Ville d’une façon différente que par une simple pub », dit-il.

Selon lui, les retombées médiatiques de l’opération sont de deux à trois fois supérieures à la dépense initiale. « C’est un excellent investissement. Ça a fait le tour du Québec en entier. (...) On verra si l’an deux fait autant jaser », déclare Pascal Bonin.