Plante sauvage indispensable pour les monarques, celle qu’on appelle aussi souvent soyer du Québec ou encore soie d’Amérique démontre d’incroyables propriétés d’isolant textile et d’excellentes capacités d’absorption d’hydrocarbures.
Plante sauvage indispensable pour les monarques, celle qu’on appelle aussi souvent soyer du Québec ou encore soie d’Amérique démontre d’incroyables propriétés d’isolant textile et d’excellentes capacités d’absorption d’hydrocarbures.

Granby et son emblème visionnaire

L’emblème floral de Granby a de quoi surprendre. Considérée par plusieurs comme une mauvaise herbe, l’asclépiade s’est pourtant révélée un choix logique et judicieux, explique le maire Pascal Bonin.

« L’asclépiade, ça représente l’espoir, l’innovation. Je suis convaincu plus que jamais que c’est la fibre du futur, et on l’a qui pousse dans notre cour », dit-il.

Plante sauvage indispensable pour les monarques, celle qu’on appelle aussi souvent soyer du Québec ou encore soie d’Amérique démontre d’incroyables propriétés d’isolant textile et d’excellentes capacités d’absorption d’hydrocarbures. « Elle nous ouvre les yeux sur la puissance de la nature, et peut-être que dans 30 ou 5 ans, on pourra dire qu’on aura été avant-gardistes de lui avoir accordé ses lettres de noblesse », est d’avis M. Bonin.

Son adoption en tant que fleur emblématique de Granby s’est faite en 2015, dans la foulée du projet d’implantation dans le secteur industriel du Carrefour d’innovations en technologies écologiques (CITÉ), fruit d’un partenariat entre l’Université de Sherbrooke, Protec-Style et la Ville.

En 2016, la Ville de Granby a aménagé un site de démonstration près de la station de pompage, dans le Parc des Générations adjacent à la piste cyclable, pour rendre hommage à l’asclépiade.

Malheureusement, le rayonnement de Protec-Style, qui s’était donnée pour mission d’exploiter le potentiel de l’asclépiade, a connu une fin abrupte en 2017, alors que la compagnie a déclaré faillite.

Mais l’asclépiade est toujours à l’honneur à Granby. En 2016, la Ville a aménagé un site de démonstration près de la station de pompage, dans le parc des Générations adjacent à la piste cyclable, pour lui rendre hommage. Quelque 3000 plants y ont ainsi été mis en terre.

À la même époque, un Centre de découverte du soyer du Québec présentant une exposition permanente sur les possibilités d’exploitation de la fibre d’asclépiade au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin était également dans les cartons, mais le projet a été relégué aux oubliettes. Qui sait, peut-être ressurgira-t-il dans un avenir lointain... ou rapproché!