Les policiers de Granby portent des jeans ou des pantalons de camouflage en guise de protestation contre le projet de loi 3 déposé par le gouvernement Couillard sur les régimes de retraite.

Granby et ses policiers s'échangent les mises en demeure

À l'instar de milliers d'autres employés municipaux de la province, les policiers de Granby ont entrepris de manifester contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite. Mais la Ville n'a pas apprécié certains gestes posés. Et cela a donné lieu à l'échange de mises en demeure de part et d'autre.
Dans le cadre de ces «moyens de sensibilisation», les policiers en service portent des jeans ou des pantalons de camouflage, a expliqué hier le président de la Fraternité des policiers et policières de Granby, Louis Carbonneau. Des collants de la Coalition pour une libre négociation ornent également leur veste pare-balles ou leur chemise. Mais ce que la Ville n'a particulièrement pas apprécié, ce sont les autocollants appliqués sur les auto-patrouilles (voir autre texte).
«On les a mis le 16 juillet. Et rapidement, on a eu une mise en demeure de la Ville pour qu'on les enlève. On n'a pas obtempéré parce qu'on considère que c'est un droit garanti par la Charte des droits de manifester et de s'exprimer», fait valoir M. Carbonneau.
Selon lui, l'opération a été effectuée «avec civilité» et sans que les véhicules soient «tapissés» comme dans d'autres services de police. Mais cela n'a visiblement pas plu à la Ville. Elle a retiré les autocollants le 21 juillet. Et a fait suivre la facture à la Fraternité. Ce à quoi cette dernière a riposté à son tour par une mise en demeure. «On a remis les autocollants le 26. Et la Ville les a fait enlever le 27 et nous a encore envoyé la facture», affirme le président de la Fraternité des policiers et policières de Granby.
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