Les succursales de la SQDC auront cette allure.

Granby aura sa succursale de la Société du cannabis

Son emplacement n’est pas encore connu, mais une succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) ouvrira ses portes à Granby en 2019, selon le maire, Pascal Bonin.

Celui-ci confirme que des représentants de la Ville ont eu des discussions à cet effet avec les dirigeants de la Société des alcools du Québec (SAQ), l’organisation responsable de la mise en place de la SQDC.

«Alain Brunet [PDG de la SAQ] s’est déplacé chez nous. Il a répondu de façon limpide à toutes nos questions. Je n’ai que de bons mots à dire au sujet de la SQDC. Ça s’est fait de façon très professionnelle. (...) Il y avait des informations à aller chercher parce que c’était assez flou pour les villes», a commenté jeudi le maire Bonin.

Selon lui, cette rencontre s’est toutefois déroulée une fois la modification au zonage effectuée pour cibler le secteur — la zone commerciale de la rue Saint-Jude Nord, près de la SAQ — où la vente de marijuana serait permise. «Très honnêtement, après la rencontre, on s’est rendu compte que le plan qu’on avait ne cadrait pas avec les objectifs de la SQDC», dit Pascal Bonin.

La Société québécoise du cannabis pourrait ainsi ouvrir ses portes dans un autre secteur de Granby. Lequel? Le maire se fait discret pour l’heure. Aucun bail n’a encore été signé. Le dossier est entre les mains de Commerce tourisme Granby et région, dit-il. Un nouveau changement de zonage pourrait être possible.

Pas près des écoles

Pascal Bonin tient toutefois à se faire rassurant sur l’emplacement futur d’une succursale de la SQDC. Les préoccupations de départ du conseil municipal demeurent les mêmes. «Il n’y aura rien proche des écoles. Il n’y aura rien pour faire sursauter personne. Le choix sera fait de façon extrêmement judicieuse et consciencieuse, de façon à limiter les risques d’exposition aux jeunes», dit-il.

«Il n’y aura rien proche des écoles», dit le maire, Pascal Bonin.

Le maire n’a jamais fait de cachette au sujet de son opposition à la légalisation de la marijuana. Ses réticences demeurent présentes. Mais, alors qu’il sera permis de fumer du cannabis à des fins récréatives en toute légalité à partir de la semaine prochaine, il dit avoir «tourné la page».

«Il faut avouer qu’il y a des batailles qu’on gagne et d’autres qu’on perd. Celle-là, je l’ai perdue. M’obstiner pour mes croyances, ça ne donne pas grand chose parce que le marché est là et les succursales vont ouvrir pareil», dit-il.

Au printemps?

Selon Pascal Bonin, Granby étant une «ville-centre», il serait illogique que la SQDC s’implante dans une municipalité voisine. «Le pôle commercial d’importance, c’est Granby», laisse-t-il tomber.

«Je pense qu’il faut regarder vers l’avant et faire en sorte que Granby demeure le pôle commercial. Quand il y a des succursales de ce type-là ou de n’importe quel commerce, je pense qu’il faut que ça soit sur le territoire», ajoute-t-il.

Pour sa part, la SQDC ne confirme pas sa venue éventuelle à Granby. Les ouvertures de succursales ne sont annoncées qu’une fois les baux signés, a laissé savoir jeudi Mathieu Gaudreault, relationniste pour la SAQ.

Mais dans l’esprit de Pascal Bonin, «c’est canné», dit-il. Il a même avancé la période du printemps 2019 pour une ouverture. Jeudi, le PDG de la SAQ a toutefois déclaré sur les ondes d’une radio montréalaise que l’arrivée au pouvoir de la CAQ aura vraisemblablement pour effet de ralentir le processus d’implantation, alors que le nouveau gouvernement pourrait revoir les règles entourant les emplacements des succursales.

Selon Mathieu Gaudreault, l’ouverture de 15 points de vente, où le prix d’un gramme de cannabis pourrait osciller autour de 6 $, a déjà été confirmée. Dans le lot, 12 pourront accueillir leurs premiers clients dès le 17 octobre prochain, dont à Montréal et Québec, mais aussi à Saint-Jean-sur-Richelieu, Drummondville, Trois-Rivières, Mirabel, Mascouche et Joliette.