Luc Jean veut faire grimper le nombre de ses appareils de jeux vidéo, pinballs et jeux d’adresse à 45, ce qui ferait de son commerce l’un des plus fournis au Québec.

Granby aura «l’une des plus grosses arcades au Québec»

L’assouplissement récent des réglementations provinciales et municipales permet au propriétaire d’Amusement centre-ville, Luc Jean, d’affirmer que Granby aura bientôt « l’une des plus grosses arcades au Québec ».

De la dizaine d’appareils de jeux vidéo, pinballs et jeux d‘adresse que détenait le commerce de la rue Centre à son ouverture, il y a 10 mois, il en offre désormais 38. Et M. Jean compte augmenter ce nombre à 45, ce qui utiliserait le local à pleine capacité.

« Ce sera l’une des plus grosses au Québec », soutient l’homme d’affaires de 55 ans, heureux que l’augmentation du nombre de ses appareils ait fait grossir sa clientèle, plutôt menue jusqu’ici.

« Ça commence à lever depuis trois semaines, dit-il. J’ai quintuplé mon chiffre d’affaires. »

En mai dernier, Granby a annulé un règlement qui interdisait aux établissements de type arcade d’offrir plus de 10 appareils. Autre bonne nouvelle, le ministère de la Sécurité publique a annoncé en août que les jeux d’arcade — tout comme les allées de bowlings, tables de billard et manèges — n’auront bientôt plus besoin d’être immatriculés.

Cela représente une économie non négligeable pour M. Jean, qui verra sa facture d’immatriculation passer de 13 000 $ à 3500 $ par année.

Jeux de rachat

Québec permettra également les jeux de rachat, communément appelés redemption games, soit des jeux d’adresse qui récompensent les plus habiles avec des coupons échangeables contre divers produits comme des peluches ou des décorations. Ce type d’appareil a toujours été interdit au Québec, sauf dans les foires et les parcs d’amusement.

« Cette mesure était attendue par les acteurs du milieu », a indiqué la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, en août. Il sera toutefois interdit d’offrir toute récompense en argent, cartes-cadeaux, billets de loterie, tabac, alcool, cannabis ou ses produits dérivés.

Luc Jean, qui fournit également en appareils plusieurs commerces de la région, a déjà commencé à s’équiper en jeux de rachat et attend la mise en vigueur de la nouvelle réglementation, prévue ce mois-ci, pour les installer.

« Ce sont de très bonnes nouvelles pour moi et l’amusement au Québec. »

Les craintes que son commerce, qui changera ces jours-ci de nom pour devenir Funtastic, devienne un lieu de délinquance ont été dissipées selon lui. « Je n’ai aucune clientèle adolescente, dit-il. Ce sont des jeunes enfants et des nostalgiques de 40 ans et plus qui viennent ici. »