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Le Complexe sportif Artopex deviendra la propriété de la Ville de Granby, qui lancera un projet d’agrandissement en 2023.
Le Complexe sportif Artopex deviendra la propriété de la Ville de Granby, qui lancera un projet d’agrandissement en 2023.

Granby achète le Complexe sportif Artopex

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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La Ville de Granby deviendra propriétaire du Complexe sportif Artopex et y réalisera un projet d’agrandissement en 2023 afin d’y ajouter trois gymnases, a-t-il été annoncé lors de la récente séance du conseil municipal.

Les élus ont accepté lundi soir de puiser 5 millions $, à même le surplus d’exercice de 9,5 millions $ comptabilisés en 2020, pour faire l’acquisition de l’infrastructure de la rue Robitaille.

Ce projet était dans l’air depuis quelques mois, a expliqué le maire Pascal Bonin aux médias au terme de la séance du conseil. Il a été initié, car tout semblait indiquer que la demande de subvention déposée par la Ville l’an dernier pour la construction d’un complexe sportif multifonctionnel, dans le secteur de l’école secondaire J-H.-Leclerc, allait essuyer un refus. Une éventualité qui s’est d’ailleurs confirmée. Les demandes des municipalités étaient tout simplement trop nombreuses pour l’enveloppe allouée au programme de subvention.

Granby espérait pour sa part recevoir 20 millions pour un projet de près de 40 millions $.

Selon le maire Bonin, différentes options ont été analysées afin d’être en mesure de répondre aux besoins en matière d’infrastructures sportives. Des discussions ont aussi été menées avec les propriétaires du complexe Interplus.

Coûts moindres

Au final, le choix du Complexe sportif Artopex s’est toutefois imposé, notamment parce que la Ville est également propriétaire depuis l’an dernier des terrains voisins, situés sur la propriété du Mont-Sacré-Coeur.

«On a eu le Complexe Artopex au coût de l’évaluation [municipale]. On considère qu’on a fait un bon coup. (...) Avec l’agrandissement, on devrait combler 95% des besoins auxquels on répondait avec l’autre projet pour une facture moindre», a fait valoir le maire Bonin.

L’agrandissement projeté du côté ouest de la bâtisse actuelle, sur un terrain dont la Ville est déjà propriétaire, devrait entraîner des coûts d’environ 10 millions $.

Les nouveaux locaux visent à permettre entre autres la pratique du pickleball, un sport fort populaire qui compte quelque 400 adeptes. Des plages horaires de jour pourront ainsi être plus facilement offertes. L’athlétisme pourrait aussi y avoir une place. Les activités en cours, dont le soccer, se poursuivront aussi, est-il souligné.

L’agrandissement projeté vise à permettre entre autres la pratique du pickleball, un sport fort populaire qui compte quelque 400 adeptes. L’athlétisme pourrait aussi y avoir une place. Les activités en cours, dont le soccer, se poursuivront aussi.

L’opportunité d’offrir des infrastructures sportives dans ce secteur de la ville, en forte croissance, est un autre argument qui a pesé dans la balance, a pour sa part souligné le président du comité des sports et conseiller municipal, Stéphane Giard.

Selon le directeur général de la Ville, Michel Pinault, les négociations se sont déroulées rondement et n’ont duré que quelques semaines. Pour l’heure, il n’est pas prévu de confier la gestion du complexe à Granby Multi-Sports. Des discussions sont en cours avec un partenaire potentiel, affirme-t-il.

Parmi les conditions d’achat, il est en outre prévu que le coût d’achat de 5 millions $ est payable sur deux ans. L’endroit conservera aussi sa dénomination, soit Complexe sportif Artopex, pour la prochaine décennie.

Heureux

Le complexe sportif de la rue Robitaille est le fruit d’un investissement privé, réalisé en 2011. Sept actionnaires, à titre individuel ou en groupe, dont le Collège Mont-Sacré-Coeur, Marie Benoit, Paul Goulet, Simon Lapointe, ainsi que l’entreprise Artopex, sont à l’origine du projet. La construction du complexe avait entraîné à l’époque un investissement de 5,3 millions $.

Aux prises avec des défis financiers importants, le complexe sportif a cependant été transformé en organisme à but non lucratif (OBNL) en 2018 afin d’être en mesure d’assurer la pérennité des installations. Le groupe aurait réinjecté plus d’un million de dollars depuis l’ouverture, afin d’être en mesure de continuer à offrir des services à un coût raisonnable.

Dans les circonstances, l’acquisition de l’endroit par la Ville est le meilleur scénario pour le groupe d’actionnaires initiaux. «On était contents de mettre le projet au monde et de faire en sorte qu’il fonctionne. Mais c’était clair, dès le départ, qu’on voulait passer le flambeau un jour. On est heureux de savoir que la Ville va pouvoir l’amener à un autre niveau et exploiter encore mieux cette ressource-là», a déclaré lundi le porte-parole du groupe, Simon Lapointe.

Ce dernier confirme que les fondateurs du complexe ne récupéreront pas complètement leur mise avec la vente des actifs. Mais ce point demeure secondaire, dit-il. «Quand on a investi là-dedans, on savait très bien que c’était pour la communauté. On s’en sort correctement», fait-il valoir.

Simon Lapointe remercie d’ailleurs les partenaires, les utilisateurs ainsi que le Collège du Mont-Sacré-Coeur pour l’appui accordé au cours des dernières années. «Les gens vont pouvoir continuer à en bénéficier [de l’endroit] avec un nouvel élan», estime Simon Lapointe.

La prise de possession par la Ville est le 1er septembre prochain. Cela n’aura donc aucun impact sur les camps de jour offerts sur place durant l’été.