Sylvie Croteau, Stéphane Thériault et Katie Girard préparent le Cégep de Granby à accueillir pour la première fois la finale nationale du concours Science, on tourne!.

Granby accueillera la finale du concours Science, on tourne!

Le Cégep de Granby recevra pour la première fois la finale nationale du concours scientifique et technique intercollégial Science, on tourne ! . Plus de 100 étudiants prêts à relever le défi de « L’as du volant » sont attendus à Granby les 4 et 5 mai. Il s’agira de la 26e édition de la compétition.

L’aire de pratique où se tiendra la finale du concours, installée dans l’Atrium du Cégep, ne fait pas plus de 4,5 mètres de long par 3,25 mètres de large. C’est ici que la quarantaine de cégeps participants devront démontrer leur savoir-faire. Cet espace restreint comprend une case de départ et une zone de tir. Les munitions ? Six volants de badminton qu’un engin mobile doit lancer dans l’une ou l’autre des 12 cases. Vingt-cinq mille dollars en bourses sont en jeu.

C’est à cet endroit que La Voix de l’Est a rencontré les trois responsables de l’organisation de la compétition à Granby, Sylvie Croteau, coordonnatrice du département de Sciences de la nature et enseignante en chimie, Katie Girard, animatrice à la vie étudiante, et Stéphane Thériault, technicien en travaux pratiques au département de physique.

Préparation
La finale nationale est l’apogée de plusieurs mois d’essais et d’erreurs.

Les règles du jeu ont été annoncées par le comité scientifique du Centre de démonstration des sciences physiques du Cégep Garneau, à Québec, qui élabore les défis chaque année. Les équipes de deux à trois étudiants, dans la catégorie Professionnels, travaillent ensuite à inventer un engin capable de respecter les consignes.

L’engin doit pouvoir démarrer en une seule manipulation avant de faire ce pour quoi il a été programmé. Dans le cas de « L’as du volant », le bolide mécanisé se déplace dans la zone de tir. Le volant de badminton doit passer dans un portail et atterrir dans le couloir associé à la position de l’engin. Plus la case est loin de la zone de départ, plus elle rapporte de points, explique Stéphane Thériault.

En cas d’égalité, la hauteur de la barre supérieure du portail entre en ligne de compte.

Saine compétition
Entre 225 et 250 personnes seront à Granby pour la finale nationale, soit les étudiants et leurs accompagnateurs.

« Année après année, il y a des idées très ingénieuses, beaucoup de créativité et une ambiance vraiment très conviviale, souligne Mme Croteau. C’est une compétition, mais les gens sont avant tout là pour participer et ils veulent gagner parce qu’ils sont meilleurs et non parce que les autres échouent. »

Les étudiants se font aussi un plaisir de comparer leur performance avec les enseignants et les techniciens qui tentent de réussir le défi aussi, mais dans la catégorie Amateurs.

Au Cégep de Granby, ils sont quelques-uns à tenter le coup chaque année. « On le fait tout le temps, mais on se fait tout le temps battre par nos étudiants », raconte en riant M. Thériault, qui ajoute au passage que son équipe crée un effet d’entraînement pour les étudiants qui veulent battre leurs profs à ce concours.

La finale nationale, tout comme la finale locale, est ouverte au public. Le technicien croit que ce genre d’événement peut intéresser les élèves du secondaire qui ont des cours de robotique. Le 4 mai, Science, on tourne ! débute avec la compétition amateure. Ce sera l’occasion de voir les professeurs et les techniciens à l’œuvre. Puis, le 5 mai, la quarantaine d’équipes monte sur scène à leur tour, dès 8 h 30, selon leur position dans le classement.

Logistique
Le concours est organisé par le Centre de démonstration des sciences physiques du Cégep Garneau, mais c’est au Cégep de Granby que revient le travail sur le terrain, comme la réservation des chambres d’hôtel, la gestion des repas et l’organisation sur les lieux. Ils ont d’ailleurs eu de la difficulté à trouver une seule adresse où loger tout le monde.

Toutes les chambres disponibles de l’Éconolodge ont donc été réservées et quelques autres à l’hôtel Castel viennent combler le déficit.

« Depuis septembre qu’on travaille là-dessus, ajoute Katie Girard. On a un cahier de charges. Il y a beaucoup de recrutement de bénévoles, on a une équipe technique sur scène parce qu’il y a des caméras au plafond pour filmer la zone de compétition et parce qu’on a deux écrans pour les pointages et le chronométrage. »

Un espace pour assembler les bolides et un autre pour les inspecter seront aussi nécessaires. « Les équipes arrivent avec deux boîtes vides et tout ce dont ils ont besoin doit être dedans. Ils ont cinq minutes pour assembler leur engin et ils ont un autre cinq minutes sur la scène pour faire les ajustements. C’est impressionnant, d’année en année. »

Cinq équipes formées dans un cours complémentaire au Cégep de Granby seront de la finale locale, le 3 avril, à l’auditorium. Ils sont principalement formés d’étudiants en Sciences, en Technologie de l’électronique industrielle.

« Ils sont assez motivés, constate Stéphane Thériault. On a une belle participation. À Granby, dans les six dernières années, on a gagné trois fois la finale nationale. » Fait exceptionnel, en effet, puisqu’il n’y a qu’un seul autre Cégep qui a réussi cet exploit. De plus, le Cégep de Granby est le seul à avoir atteint ce nombre de victoires en un aussi court laps de temps.