Une peine de quatre mois de prison à domicile a été imposée à une ex-pensionnaire du CHSLD Domaine Vittie-Desjardins qui s’en était prise à des employés, d’autres résidents et un policier.

Grabuge au Domaine Vittie-Desjardins: une ex-pensionnaire reconnaît ses torts

L’ex-pensionnaire d’un centre d’hébergement de Granby qui avait frappé au moins un employé et un policier, en plus de proférer des menaces de mort, de lésions corporelles et d’incendie a plaidé coupable, lundi, aux accusations qui pesaient contre elle.

Christine Beaudin reconnaît avoir « pété une coche », le 29 juin dernier, quand l’agent de sécurité du Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) Domaine Vittie-Desjardins affecté à sa surveillance l’a confinée à sa chambre, indique-t-elle en entrevue.

« C’était comme si je n’avais plus le droit de parler », a dit la femme de 25 ans qui se déplace en fauteuil roulant à cause d’une malformation de la colonne vertébrale. Mme Beaudin dit aussi souffrir d’un trouble de la personnalité limite.

Devant la Cour du Québec, elle a reconnu avoir foncé sur trois personnes, dont un gardien et un policier, avoir frappé et fait des menaces sans équivoque. Elle a notamment menacé de répéter le geste qu’elle a commis en janvier 2017, soit d’essayer de déclencher un incendie au sous-sol du centre de la rue Dufferin.

Elle a été évincée du Domaine Vittie-Desjardins il y a quatre mois et réside depuis dans une résidence similaire à Cowansville. « Les comportements qu’elle a eus ne risquent pas de se reproduire », a dit Me Danielle Dontigny, de l’aide juridique, qui défendait Mme Beaudin.

« Elle n’a plus de contacts avec les plaignants et n’a plus de raison de retourner à cet endroit. »

Sentence

De concert avec la Couronne, représentée par Me Laurence Bélanger, Me Dontigny a proposé une peine de quatre mois de prison à domicile ainsi qu’une amende. Sentence acceptée par le juge Érick Vanchestein, de la Cour du Québec.

Les parties ont fait valoir que Mme Beaudin avait des antécédents judiciaires en pareilles matières et qu’une préposée du centre était toujours en arrêt de travail après avoir été blessée dans l’échauffourée. Une résidente ferait toujours des crises de panique.

Christine Beaudin a jugé la sentence sévère, mais s’est dite prête à s’y conformer. Elle déménagera d’ailleurs bientôt en appartement adapté, ce qu’elle souhaitait faire depuis longtemps puisqu’elle trouvait pénible la vie en CHSLD.

« Je sais que je ne suis pas capable de gérer une émotion négative et il faut que je travaille là-dessus », a-t-elle dit.