Annie Bernier a suivi les traces de son père Gilles en coiffure.
Annie Bernier a suivi les traces de son père Gilles en coiffure.

Gilles et Annie Bernier: un père de mèche avec sa fille!

Elle n’était pas bien vieille qu’elle adorait déjà l’ambiance du salon de coiffure de ses parents. À neuf ans, elle « enlevait des rouleaux ». À 12 ans, elle donnait des shampoings. « J’ai trempé dans la marmite dès mon jeune âge », fait remarquer Annie Bernier, qui a tout naturellement pris la relève de son père, Gilles.

Bon, il est surtout question du papa aujourd’hui, mais la maman, Bella, a aussi joué un rôle de premier plan au sein de ce clan tissé serré. C’est ensemble que le couple a ouvert le commerce, en 1972. Et c’est là qu’Annie s’est fait la main.

« J’ai toujours voulu faire ça », affirme la dame de 41 ans, qui coiffe depuis une vingtaine d’années. Elle fait toutefois remarquer que jamais elle n’a senti d’obligation de la part de son père. « Il n’a pas forcé la note et on était libre de faire ce qu’on voulait dans la vie. »

N’empêche, Gilles a été un mentor important. Bien sûr, Annie a suivi toute la formation nécessaire, mais elle a également puisé allègrement à même l’expérience et les acquis de son prédécesseur.

Pour les clients, dont plusieurs sont au rendez-vous depuis des années — quelques dames fréquentent même le salon depuis l’ouverture ! —, l’arrivée de la jeune femme au sein de l’équipe était donc toute naturelle. « J’ai la même douceur que mon père et je suis aussi sociable que lui. Je pense que la clientèle aime ça. »

Avant la pandémie, Gilles travaillait encore trois jours par semaine au salon. Depuis la réouverture, il préfère être présent plus souvent, mais en matinée seulement.

Le nom du salon n’a pas changé et l’idée de continuité semble beaucoup compter pour Annie. « On a modernisé quelques trucs, mais on ne change pas une formule gagnante. Reprendre une entreprise qui fonctionne déjà super bien, c’est facile. »

S’il y a une chose qu’elle retient de celui qui était là avant elle, c’est ceci : « Chaque matin, il avait le goût d’aller travailler. Et il m’a transmis cette passion. »

Stressant, être « la fille de » ? « Je ne sens pas vraiment de pression, sauf celle d’être à la hauteur. Même à mon âge, je veux que mon père soit fier de moi ! »

Un père fier

Fier, vous dites ? Le paternel l’est sans l’ombre d’un doute. « Toute petite, Annie était déjà passionnée par ce métier. Elle n’a jamais douté, et nous non plus ! » dit-il.

Et le voilà qui souligne le talent, le sens des responsabilités, l’amour du public, le respect de la clientèle et l’esprit d’équipe dont fait preuve sa fille.

Bref, la passation des pouvoirs s’est faite tout en douceur dans le commerce de la rue Racine à Granby. Il faut dire qu’Annie a toujours travaillé au salon de ses parents. La complicité est donc palpable.

Mais pas qu’avec Annie. La fille aînée du couple, Lyne, est massothérapeute à la même adresse. Dans la famille Bernier, prendre soin des autres coule de source.

« On ne leur a jamais dit quoi faire, mais on a leur a donné l’exemple. Je crois que c’est la meilleure éducation qu’on pouvait leur donner. C’est ça, prendre un enfant par la main ! », termine-t-il, en citant sa chanson préférée de Duteil.