Sans grande surprise, l’OBNL qui gérait les Inouk la saison dernière a annoncé la fin de son mandat vendredi. Président du conseil d’administration dissout, Richard Morasse affirme que le niveau d’incertitude était tout simplement trop élevé dans le contexte actuel.
Sans grande surprise, l’OBNL qui gérait les Inouk la saison dernière a annoncé la fin de son mandat vendredi. Président du conseil d’administration dissout, Richard Morasse affirme que le niveau d’incertitude était tout simplement trop élevé dans le contexte actuel.

Gestion des Inouk : «Trop d’incertitude» pour conserver l’OBNL

On sentait la nouvelle venir. C’est donc sans grande surprise que l’organisme à but non lucratif (OBNL) qui gérait les Inouk la saison dernière a annoncé la fin de son mandat vendredi. Président du conseil d’administration dissout, Richard Morasse affirme que considérant la pandémie en cours et une possible vente de l’équipe, le niveau d’incertitude était tout simplement trop élevé.

« Le temps avance et on ne veut pas recommencer avec les mêmes paramètres que l’an dernier, à la dernière minute. En tant que bénévoles, on met beaucoup d’énergie et on veut se donner toutes les chances de réussir », a-t-il expliqué en entrevue dimanche.

« Si l’équipe avait été vendue il y a un mois, ça aurait été différent. On avait plusieurs projets. Mais en ajoutant la pandémie à tout ça, il y a trop d’incertitude présentement. Ce n’est plus viable pour un organisme comme le nôtre. »

Les gens de l’OBNL jonglaient avec la possibilité d’acheter la concession à un certain point, mais cette hypothèse a rapidement été écartée.

Même si son équipe a dû faire « beaucoup de rattrapage » avec des budgets « limités », Morasse s’est dit satisfait du travail accompli la saison dernière. Dans le communiqué publié par les administrateurs, on évoque le développement de différents partenariats commerciaux, dont certains ont permis d’assurer un bon soutien académique aux étudiants-athlètes des Inouk.

« Comme chaque aventure, celle qui consistait à épauler les propriétaires des Inouk dans l’administration de l’équipe nous aura fait grandir, à bien des égards. Nous les remercions d’ailleurs pour leur confiance et leur soutien tout au long de cette saison de hockey dont la fin abrupte nous a tous profondément attristés. Nous espérons avoir contribué à notre façon à l’avenir de la franchise », peut-on lire.

À LIRE AUSSI: Les Inouk et l’OSBL: c’est fini!

Des investissements à protéger 

À la fois copropriétaire et administrateur, Marco Bernard savait évidemment que le mandat de l’OBNL ne serait pas renouvelé. Loin de régler des comptes, le Granbyen a plutôt remercié ceux qu’il côtoyait au sein du C.A. dimanche.

« Ils n’ont pas eu un contexte facile en arrivant à la dernière minute l’été dernier, puis lors d’une saison qui a été pleine de rebondissements, autant positifs que négatifs. Ils ont dû apprendre à gérer tout ça sur le tas », a-t-il souligné.

Copropriétaire des Inouk, Marco Bernard siégeait aussi sur le conseil d’administration de l’OBNL qui gérait l’équipe la saison dernière.

Les revirements ont effectivement été nombreux lors de cette saison 2019-2020 globalement décevante chez les Inouk. L’entraîneur-chef Patrick Bergeron a été congédié le 19 novembre, puis son successeur, Charles Rondeau, a démissionné en même temps que le directeur général François Graveline à la fin janvier. Sous la gouverne de Jason Tracey, la formation granbyenne a finalement confirmé in extremis sa place en séries, qui ont toutefois été annulées en raison de la crise de la COVID-19.

Au cours des derniers mois, certains ont laissé entendre que le conseil d’administration avait, dans les faits, des pouvoirs limités au sein de l’organisation. Bernard a offert certaines clarifications à ce sujet.

« Selon l’entente avec l’OBNL, la seule chose que les propriétaires voulaient, c’est choisir le président, le trésorier et le directeur général. Pour le reste, toutes les opérations relevaient du conseil d’administration. J’en faisais partie, mais j’avais seulement une voix parmi les autres », a-t-il assuré.

« Certains auraient peut-être aimé avoir plus de latitude, mais en tant que propriétaires, on devait aussi protéger nos investissements. »

Pour sa part, Richard Morasse estime qu’il serait exagéré de parler de luttes de pouvoir à l’interne.

Outre Bernard et Morasse, Danny Gélinas (vice-président, opérations hockey), Charles Robert (vice-président, communications), Benoit Cabana (responsable de l’encadrement pédagogique), Antony Leclerc (administrateur), Anthony Girouard Roy (administrateur) et Dominic Sicotte (administrateur) siégeaient sur le conseil d’administration.

Date limite

Par ailleurs, Marco Bernard n’avait rien de nouveau à annoncer concernant le processus de vente. Deux groupes seraient impliqués, soit un « de l’extérieur » et un autre composé majoritairement des actionnaires de la région.

Puisque les actuels propriétaires ont fixé une date limite pour déterminer la suite des choses, le verdict devrait venir sous peu.

« On va certainement annoncer quelque chose au cours des prochains jours », a confirmé Bernard.

Si vente il y a, Richard Morasse espère qu’elle « fera bouger les choses » positivement et qu’elle « lancera un message fort dans la région ».