Les bacs semi-enfouis près de la rue des Deux-Montagnes pourraient disparaître si les mesures coercitives de la Ville ne portent pas leurs fruits.
Les bacs semi-enfouis près de la rue des Deux-Montagnes pourraient disparaître si les mesures coercitives de la Ville ne portent pas leurs fruits.

Gestion des déchets: Bromont serre la vis

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Bromont adopte des mesures coercitives pour contrer l’abandon récurrent de déchets près des conteneurs semi-enfouis sur la rue des Deux-Montagnes et du bac de verre.

Matelas, débris de construction, sacs d’ordures ménagères... Les alentours des bacs semi-enfouis sur la rue des Deux-Montagnes ont souvent des allures de «dépotoir», déplore le maire de Bromont, Louis Villeneuve.

«On ne peut plus tolérer ça. Ça fait des années que ça dure. Et si ça n’entre pas, les gens mettent des déchets par terre. Sur la rue des Deux-Montagnes, on a vécu des choses épouvantables. C’est très désagréable pour les voisins immédiats et les résidents du secteur. On est tannés parce que ça fait plusieurs fois qu’on demande aux gens de respecter les consignes. Mais malheureusement, il y a beaucoup d’indiscipline.»

Des problèmes similaires se produisent dans le secteur du projet domiciliaire Faubourg 1792. Bromont Immobilier, qui chapeaute le projet, doit trouver une solution, indique le maire. «Ça pourrait être de clôturer le site des bacs et donner accès aux résidents avec des cartes magnétiques», cite-t-il en exemple.

La Ville installera sous peu un nouvel affichage près des bacs semi-enfouis. «On se donne un mois et demi de délai. S’il n’y a pas d’amélioration, on enlèvera tous ces bacs pour revenir avec des équipements traditionnels à chaque adresse», mentionne Louis Villeneuve.

La benne à verre sera installée sous peu près de l’ancien poste de police, tout juste à côté de l’hôtel de ville.

Bac de verre

L’abandon de déchets survient aussi fréquemment près de la benne de recyclage de verre, installée à quelques pas du supermarché Metro. Bien que la Ville vide deux fois plus souvent le bac contenant huit tonnes de verre, les récalcitrants sont toujours au rendez-vous. «En plus de laisser des bouteilles par terre, des gens jettent carrément leurs déchets à côté du bac de verre. C’est inadmissible, surtout qu’il est installé sur un site que l’épicerie nous prête gratuitement», déplore le maire.

La Ville a déboursé 10 000$ pour l’achat du bac de verre. À cela s’ajoutent 18 000$ par année pour le vider. Or, la municipalité doit utiliser de ses effectifs pour ramasser quotidiennement les débris qui jonchent le sol.

«Les citoyens paient des employés juste pour faire le ménage de ceux qui ne respectent pas les consignes. À un moment donné, il faut réagir, fait valoir Louis Villeneuve. On a essayé la sensibilisation. On a fait de notre mieux. Mais, force est d’admettre que les récalcitrants ne comprennent toujours pas. On va donc prendre des mesures coercitives.»

Amendes

D’ici quelques jours, le bac de verre sera déplacé près de l’ancien poste de police et caserne de pompiers, juste à côté de l’hôtel de ville. Le fait que le bâtiment soit muni de caméras devrait dissuader les gens de laisser des débris au sol, estime le maire.

La Ville a également modifié sa règlementation. Désormais, les fautifs n’auront plus d’avis. «Si quelqu’un se fait prendre à jeter quelque chose à côté des bacs (verre et conteneurs semi-enfouis), la facture sera salée.»

Un individu s’expose à une amende allant de 200$ à 2000$, tandis qu’une personne morale (entreprise) pourrait recevoir une contravention de 300$ à 3000$. «Et dépendamment du manquement, ça peut être 2000$ dès la première offense», spécifie Louis Villeneuve.

Des panneaux de sensibilisation seront installés près de la benne à verre. «Et si ça ne fonctionne pas, a dit le maire, on enlèvera le bac tout simplement.»