Le besoin de compter sur un employé permanent s’est fait ressentir au cours des derniers mois, alors que les administrateurs de Génération Avenir ont eu moins de temps à investir bénévolement dans l’organisme.
Le besoin de compter sur un employé permanent s’est fait ressentir au cours des derniers mois, alors que les administrateurs de Génération Avenir ont eu moins de temps à investir bénévolement dans l’organisme.

Génération Avenir veut s’offrir une permanence

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Question de souligner ses 25 ans d’existence en grand, Génération Avenir souhaite s’offrir un employé permanent en cadeau. Pour avoir les moyens de son ambition, la jeune chambre de commerce a lancé lundi une campagne de sociofinancement ayant pour objectif d’amasser 20 000$ en un mois.

«Ça fait 25 ans que c’est sur pied, mais depuis le début, l’organisation ne dispose pas de permanence. Tout est géré par le c.a. composé de bénévoles, rappelle la présidente du conseil d’administration, Alysson Gince. Faire rouler une chambre de commerce, ce n’est pas un projet de petite envergure et en ce moment, nous avons la volonté d’aller plus loin.»

Le besoin de compter sur un employé permanent s’est fait ressentir au cours des derniers mois, alors que les administrateurs de Génération Avenir ont eu moins de temps à investir bénévolement dans l’organisme.

«Et en ces temps de COVID, le bénévolat a nécessairement été mis de côté par les administrateurs qui devaient s’occuper de leur entreprise, que ce soit pour la faire vivre ou la faire survivre, explique Mme Gince. Et pourtant, c’est dans des moments comme ceux-ci qu’on a besoin de soutien, de la communauté et de services, de promouvoir l’achat local. Une permanence nous aurait permis de garder le cap et d’être encore plus présents pour nos membres.»

À l’heure actuelle, la jeune chambre de commerce compte sur une sous-traitante pour s’occuper de certaines tâches administratives à temps partiel. Cette collaboration prenant fin en janvier prochain; la pandémie et l’important jalon franchi cette année font dire à la présidente du conseil d’administration que les astres sont alignés pour s’offrir une véritable permanence. «C’est comme si le destin nous disait qu’on était rendus là!», lance-t-elle.

Doubler la mise

Pour l’instant, on ignore si la ressource qui serait embauchée au terme de la campagne de sociofinancement portera le titre de coordonnateur ou de directeur général. «Cela reste a préciser, en fait. J’évalue les deux possibilités présentement en réalisant diverses rencontres avec des organismes du territoire et des jeunes chambres du Québec», précise Mme Gince.

En attendant, l’organisme mise sur la plateforme La Ruche pour l’aider à financer la première année de salaire de son éventuel employé permanent. Grâce au Fonds Mille et un pour la jeunesse – FM1 Covid-19, chaque dollar offert à la campagne sera égalé, ce qui laisse miroiter un montant final de 40 000$ si l’objectif initial est atteint.

Le futur employé permettra à l’organisme d’engranger de nouveaux revenus, ce qui financera son salaire à long terme, espère-t-on. «La permanence va pouvoir recruter de nouveaux membres, organiser des événements de plus grande envergure et représenter nos intérêts. On veut prendre le temps de bien établir la structure pour qu’elle soit pérenne», précise Mme Gince.

Génération Avenir espère pouvoir procéder à l’embauche d’ici décembre pour permettre au candidat retenu de bien s’installer dans ses nouvelles fonctions tout en assurant la transmission des connaissances avec la consultante actuellement en place.

Histoire d’encourager les dons, Génération Avenir a mis en place plusieurs contreparties. On retrouve notamment un panier empli de produits locaux, l’entrée à un événement réservé aux membres, une adhésion d’un an ou des opportunités de visibilité. «On s’est assurés d’en avoir pour tous les goûts», relève Mme Gince.