Gabrielle Grisé, 25 ans, est propriétaire depuis quelques mois non pas d’un, mais de deux garages automobiles à Granby, l’un d’esthétique, l’autre de mécanique.
Gabrielle Grisé, 25 ans, est propriétaire depuis quelques mois non pas d’un, mais de deux garages automobiles à Granby, l’un d’esthétique, l’autre de mécanique.

Gabrielle Grisé, entrepreneure et fille de chars

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Gabrielle Grisé est un oiseau rare. Cette «trippeuse de chars» âgée de 25 ans, adepte de course automobile dans ses temps libres, est propriétaire depuis quelques mois non pas d’un, mais de deux garages à Granby, l’un d’esthétique, l’autre de mécanique.

Sa passion et son parcours atypique lui ont d’ailleurs valu d’être contactée par l’équipe de l’émission Les génies de la vitesse, diffusée sur les ondes de Z Télé. La jeune femme et sa Mercedes C43 AMG aux couleurs de Pneus Granby, modifiée pour en augmenter les performances, seront au cœur d’un des épisodes de la deuxième saison, qui sera diffusé en mai 2021.

« Ma vie au complet tourne autour des chars », lance Gabrielle Grisé.

Si elle aime les voitures qui vrombissent, elle est de nature plutôt réservée au premier abord.

Menue et affichant plusieurs tatouages, l’entrepreneure a d’ailleurs cru pouvoir prendre une autre route lorsqu’elle a entrepris des études collégiales en éducation à l’enfance, mais sa passion pour la mécanique et l’esthétique automobile a pris le dessus après un an. Et elle n’a pas tardé à trouver sa place.

« J’ai rencontré un gars qui installait des vitres teintées. Il m’a demandé si j’avais le goût d’essayer. C’est comme ça que ç’a commencé », raconte-t-elle.

Gabrielle Grisé aime mesurer les performances de ses bolides lorsqu’elle en a l’occasion.

Deux garages

Gabrielle Grisé a rapidement démarré sa propre entreprise d’esthétique, GrisÉlégance, dans le garage attenant à sa résidence. Sa spécialité : la pose de vitres teintées, de pellicule de protection et, surtout, l’habillage (« wrap ») des véhicules. Sa Mercedes noir et rouge et sa Tesla turquoise font d’ailleurs tourner les têtes lorsqu’elle se déplace à leur volant.

La croissance de ses affaires a été rapide. Elle s’est ainsi portée acquéreuse en avril 2019 du garage Pneus Granby, situé rue Robinson, pour y installer son atelier d’esthétique à l’arrière.

Détail : elle avait un partenaire d’affaires au moment de la transaction, mais leur association n’a duré que 11 mois, si bien qu’elle est depuis mars dernier l’unique propriétaire de l’endroit.

« Ça a continué à grossir et j’ai été obligé de déménager le volet esthétique dans un autre garage », raconte-t-elle en soulignant que ses commerces jouissent d’une belle notoriété, notamment auprès de la communauté Tesla.


« Ma vie au complet tourne autour des chars. »
Gabrielle Grisé

L’espace qu’elle a libéré chez Pneus Granby est occupé par un autre atelier d’esthétique, mais celui-ci spécialisé dans le lavage, le cirage et autres. Il est la propriété d’une autre férue des véhicules motorisés, Myriam Prévost-Gagné.

« Tout se complète très bien. Mes clients, au niveau de l’esthétique, veulent des mags, des pneus. Ils veulent aussi que leur voiture soit propre tout le temps », dit Gabrielle Grisé.

Celle-ci affirme que c’est en multipliant les heures de travail et avec le soutien de son grand-père, en particulier, et des employés de ses garages qu’elle a pu atteindre son objectif. Son conjoint, Sébastien Brassard, agit comme gérant chez Pneus Granby.

Une nouvelle équipe gravite autour de Pneus Granby, dont Myriam Prévost-Gagné, propriétaire de l’atelier d’esthétique Nano, Gabrielle Grisé, propriétaire de Pneus Granby et GrisÉlégance, Sébastien Brassard, gérant, et Johanne Lamoureux, conseillère en pneus.

Performances

Gabrielle Grisé est consciente d’évoluer dans un milieu qui a longtemps été la chasse gardée des hommes. Mais les préjugés se font moins tenaces, dit-elle. Et certaines femmes apprécient bien de faire affaire avec d’autres représentantes de la gent féminine.

Ses temps libres, la jeune femme les passe par ailleurs à courir les différents événements automobiles ou à mesurer les performances de ses bolides sur les pistes de la région.

« Cette année avec la COVID, ça a été un peu plus compliqué. La saison a commencé beaucoup plus tard. Mais d’habitude, le vendredi soir, je suis toujours à Sanair. Quand Sanair n’est pas ouvert, on va à Napierville. On trouve l’endroit qui est ouvert et on y va », lance-t-elle.