Le concours d’architecture pour la place Jean-Lapierre qui sera aménagée à l’avant du centre Notre-Dame à Granby a été lancé cette semaine.

Future place Jean-Lapierre: le concours d’architecture est lancé

La Ville de Granby a franchi une étape importante pour l’aménagement de la future place citoyenne Jean-Lapierre, au centre-ville. Le concours d’architecture qui permettra de déterminer la firme responsable de l’aménagement a été lancé cette semaine.

L’appel de propositions, réalisé par l’entremise du Système électronique d’appel d’offres (SEAO), se terminera à la mi-septembre. Pour y participer, les firmes ou équipes d’architectes de paysage du Québec doivent répondre à différentes conditions, dont celle d’être composée minimalement de deux professionnels parmi les suivants : architecte paysagiste, designer et architecte.

À l’issue du processus, le jury, composé de représentants de la Ville, du Cégep de Granby, ainsi que d’un étudiant du Cégep, retiendra trois propositions, souligne le chef de la division des communications à la Ville, Marc Antoine Morin.

« On veut miser sur la créativité du projet », dit-il.

Pour s’assurer de ne pas teinter le travail des membres du jury, ceux-ci seront ainsi appelés à évaluer les projets sans connaître l’identité de leurs auteurs.

« On ne veut pas qu’ils se disent par exemple que tel projet provient d’une grosse agence et qu’ils aient des préjugés favorables ou, au contraire, qu’ils aient des préjugés négatifs sur le projet d’une plus petite firme. On veut retenir le meilleur projet au final », dit Marc Antoine Morin.

Les trois finalistes pourront développer davantage leur idée, dans une seconde phase. Ils devront, à cette occasion, présenter leur projet devant le jury, mais aussi devant les citoyens, qui seront appelés à se prononcer sur leur coup de coeur. Cette étape est prévue à l’hiver 2020.

« C’est une nouvelle approche citoyenne qui vise à intégrer tout le monde dans le processus », note le chef de la division des communications.

Initiative saluée

La place Jean-Lapierre, réalisée à l’avant de l’église devenue le centre Notre-Dame, est une des pierres angulaires du projet de réaménagement du centre-ville et du renouvellement des infrastructures souterraines, qui sera appelé à se déployer en trois phases, rue Principale, entre les mois d’août et de novembre, en 2020, 2021 et 2022.

Le budget global alloué à l’aménagement de la place publique est de 800 000 $. Le début des travaux est prévu à l’automne 2020.

Les équipes ou firmes d’architectes paysagistes devront préserver et mettre en valeur le « caractère végétalisé » de la future place Jean-Lapierre. Les projets développés devront aussi s’inscrire dans la thématique des villes intelligentes, a déterminé la Ville.

L’endroit se voudra un lieu d’échanges, un rappel au patrimoine, ainsi qu’un pont entre le campus du Cégep de Granby et le nouveau centre-ville.

« Nous souhaitons bâtir un centre-ville audacieux, vibrant et inspirant. Le concours pour la place Jean-Lapierre est un processus qui va favoriser l’émergence de nouvelles idées », a déclaré le maire Pascal Bonin, par voie de communiqué.

Selon Marc Antoine Morin, le modus operandi du concours d’architecture granbyen n’a d’ailleurs pas manqué d’attirer l’attention dans les milieux municipaux et dans celui des spécialistes en aménagement.

« Le bureau de design du service de développement économique de la Ville de Montréal nous a dit qu’il allait en faire la promotion. J’ai aussi eu un message du directeur général de l’Association des architectes paysagistes du Québec. Le processus est assez unique parce que d’habitude, c’est moins ouvert que ça pour choisir des places publiques. On a une nouvelle approche de consultation », affirme M. Morin.