Le coût du loyer couvrirait les frais annuels et de financement du bâtiment du CPE, tandis que Brigham donnerait le terrain sur lequel celui-ci est appelé à être bâti, en plus d'en assumer les coûts de construction et de raccordement au réseau d'égout.

Futur CPE: à Brigham de refaire ses devoirs

Les Brighamois ont rejeté le règlement d'emprunt de 1,79 million de dollars qui aurait permis la construction d'un centre de la petite enfance (CPE) au village. Le conseil municipal doit maintenant réévaluer ses options.
Au total, 387 citoyens ont signé le registre réclamant la tenue d'un référendum sur le sujet; avec moins de 219 signatures, le conseil aurait pu contracter l'emprunt. 
Le maire de l'endroit, Normand Delisle, n'est pas surpris ou déçu de l'issue du processus qui, rappelle-t-il, «fait partie de la vie démocratique». «C'est un peu normal, réfléchit-il. L'information qu'on avait (fournie aux citoyens) n'était peut-être pas assez claire.» 
La municipalité n'a pas encore tranché sur la possibilité d'aller en référendum sur le règlement d'emprunt, adopté en mars dernier. «On ne peut pas aller de l'avant pour l'instant, renchérit l'élu. On va devoir s'asseoir, le conseil, avant de prendre une décision (quant à la suite des choses).»
Le résultat de l'ouverture du registre, de même que les conclusions du conseil, seront présentés lors de la prochaine séance publique, mardi soir. Les élus espèrent pouvoir fournir sous peu aux citoyens davantage d'informations, qu'ils attendent du ministère. 
Rappelons que le projet est dans les cartons depuis déjà quelques années. En février 2014, le ministère de la Famille a donné le feu vert à plusieurs projets de centres de la petite enfance, dont l'installation de Brigham, qui devrait compter 65 places. Le tout sera géré par le CPE Le Papillon Bleu, qui compte déjà deux établissements­ à Cowansville. 
En vertu d'une entente, le CPE serait locataire du bâtiment pendant 25 ans. Le coût du loyer couvrirait les frais annuels et de financement du bâtiment, tandis que Brigham donnerait le terrain sur lequel celui-ci est appelé à être bâti, en plus d'en assumer les coûts de construction et de raccordement au réseau d'égout.
La municipalité a retenu, au terme d'un appel d'offres tenu plus tôt cette année, les services de Atena Construction pour bâtir la future garderie. Le plus bas soumissionnaire affirmait être en mesure de construire l'édifice pour 1 432 352$ plus taxes, une somme plus basse que les estimations du conseil.