James Godue a écopé d’une peine de huit ans de prison pour avoir déchargé une arme à feu sur une femme, en avril 2017 à Cowansville. En tenant compte de sa détention préventive, il passera les cinq prochaines années à l’ombre.

Fusillade à Cowansville: la prison pour James Godue

Un criminel au parcours entaché par la violence, James Godue, passera les cinq prochaines années à l’ombre. Il a écopé d’une peine de huit ans de prison — à laquelle sa détention préventive a été soustraite — après avoir reconnu être coupable d’avoir tiré sur une femme de Cowansville au printemps 2017.

L’individu âgé de 32 ans a plaidé coupable à l’accusation criminelle d’avoir déchargé volontairement une arme à feu sans se soucier de blesser, mutiler ou de défigurer une femme lors d’une fusillade qui a éclaté dans un appartement de la rue des Bouleaux, le 30 avril 2017.

La victime, qui était alors âgée de 26 ans, avait été atteinte par balle au ventre. Elle avait réussi, avec l’aide d’un voisin, à se réfugier dans un autre immeuble du quartier pour obtenir de l’aide. Elle avait subi de graves blessures, mais après une longue hospitalisation, elle avait obtenu son congé. On ignore les séquelles qu’elle a conservées.

James Godue avait, selon les informations obtenues dans les heures qui ont suivi la fusillade, retourné l’arme contre lui. Gravement blessé, il avait été arrêté par les policiers derrière l’immeuble où vivait la victime. Il avait d’ailleurs été hospitalisé sous surveillance policière. C’est de son lit d’hôpital qu’il avait été formellement accusé lors d’une comparution téléphonique. Il est détenu depuis son arrestation.

Le secteur où la fusillade a éclaté, un quartier où l’on compte de nombreux immeubles locatifs, avait été bouclé pendant des heures par les policiers. L’investigation avait été confiée au Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec.

Sentence

Lors de son passage au palais de justice de Granby lundi, Godue a décidé de régler ses comptes avec les tribunaux. Il a plaidé coupable à trois des sept chefs d’accusations qui pesaient contre lui, notamment d’avoir possédé une arme à autorisation restreinte, c’est-à-dire un pistolet de calibre .45 de marque Springfield Armory et d’avoir omis de se conformer à une ordonnance.

Le trentenaire a été condamné à 96 mois de détention. Vingt-neuf mois ont été retranchés à sa peine pour sa détention préventive. Il lui reste donc cinq ans et demi à purger derrière les barreaux, peine qu’il passera dans un établissement carcéral fédéral. Il sera également interdit à James Godue de posséder des armes à feu à vie. Il devra également fournir un échantillon d’ADN.

Feuille de route chargée

Le citoyen de Bolton-Ouest avait déjà une feuille de route chargée au moment de son arrestation en 2017. Son dossier criminel comportait 25 inscriptions, dont plusieurs accusations de menaces et de voies de fait. Il venait d’ailleurs de terminer une peine de quatre mois de prison pour avoir proféré des menaces.

Il avait aussi été condamné, en 2016, à huit mois de détention pour avoir commis des voies de fait causant des lésions, des voies de fait contre un agent de police, des méfaits et des bris de condition.

Godue avait aussi été trouvé coupable par le passé de conduite dangereuse, d’entrave au travail des policiers, d’enlèvement, d’intimidation, de bris de condition, d’incendie criminel et de possession de marijuana.