Fruits et légumes: quoi faire avec les moches?

Les fruits et légumes moches ont actuellement la cote en France. Mais ils continuent à être boudés par les supermarchés d'ici. Cela complique la vie des producteurs agricoles qui doivent déclasser une partie de leur récolte. Mais il y a malgré tout moyen de trouver preneurs pour ces végétaux imparfaits, affirment des producteurs de la région.
Un quotidien montréalais affirmait cette semaine que des milliers de tonnes de fruits et légumes sont jetés au Québec. Présentant des imperfections, ces denrées ne trouveraient pas assez d'acheteurs sur le marché.
En France, la chaîne d'alimentation Intermarché a lancé le printemps dernier une campagne humoristique et efficace contre le gaspillage. Résultat : les carottes à deux pattes, les concombres aux courbes irrégulières et les patates qui ne paient pas de mine y ont dorénavant leur étal et sont vendus au rabais. Et ça fonctionne. « C'est mère Nature qui décide. Il y a des choses qu'on peut faire pour améliorer notre rendement, comme l'irrigation. Mais on ne peut pas faire des miracles partout. Ça arrive qu'il y ait des légumes avec des rainures, par exemple un concombre qui frotte sur sa tige qui est abrasive », a fait valoir hier Marielle Farley du Potager Mont-Rouge à Rougemont, spécialisé dans la production de tomates, de fraises et de courges.
Celle-ci affirme que les marchés publics permettent aux producteurs d'avoir un « classement moins sévère ». Plusieurs clients sont ravis de se procurer à moindres coûts des fruits et légumes qui ne correspondent pas à l'image de la perfection, dit-elle. « Ce ne sont pas tous les consommateurs qui ont le même porte-feuille », affirme Mme Farley. Le Potager Mont-Rouge est présent aux marchés publics de Longueuil et Drummondville, de même qu'au marché Jean-Talon.
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