Connue comme du « petit bambou », la renouée japonaise est une espèce envahissante qui nuit aux autres végétaux.

Freiner la renouée japonaise

Des mesures de contrôle sont en cours depuis quelques semaines à Granby pour freiner la propagation de la renouée japonaise. Cette plante herbacée, connue comme du « petit bambou », est considérée une espèce envahissante nuisible aux autres végétaux.
La lutte s'annonce difficile. « C'est une plante coriace. Elle n'a pas de prédateurs, de maladies et pousse très rapidement, comme de la mauvaise herbe », explique Bernard Valiquette, de la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (SÉTHY), l'organisme mandaté par la Ville de Granby pour mener les mesures de contrôle de l'indésirable plant. Pour ces opérations, SÉTHY s'est adjoint les services de Jean-Daniel Boisvert, étudiant au baccalauréat en environnement à l'Université de Sherbrooke.
Le mandat accordé par la Ville vise trois objectifs : identifier les secteurs où la renouée japonaise pousse, freiner sa progression et tester des moyens non chimiques pour y arriver. MM. Valiquette et Boisvert ont déjà procédé à quelques interventions pour nettoyer des talles de renouées japonaises. Ils étaient hier matin près de la passerelle Miner. Après avoir coupé les plants et ramassé les tiges et les feuilles, ils ont recouvert le sol d'une membrane. En coupant l'accès au soleil, ils espèrent qu'elle empêchera les plants de pousser à nouveau. Cette technique sera utilisée sur un autre site où poussent des renouées japonaises.
En tout, une cinquantaine d'endroits où poussent des renouées japonaises ont été répertoriés, plusieurs sur des terrains privés. Toutefois, les interventions de la SÉTHY se concentreront sur cinq sites : deux dans le secteur de la passerelle Miner, les parcs Daniel-Johnson et Bellevue ainsi que les fossés du boulevard David-Bouchard.
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