L’accusée photographiée lors d’un passage en cour en 2010

Fraude à l'employeur: Deborah-Ann Rutledge Croteau récidive

Chassez le naturel, il revient au galop. L’adage s’applique à une femme de Cowansville reconnue coupable, pour la deuxième fois en sept ans, d’avoir volé plusieurs milliers de dollars à son employeur.

Malgré son passé criminel, Deborah-Ann Rutledge Croteau a réussi à se faire embaucher, en 2015, chez Location Déragon. En utilisant des cartes de crédit liées aux camions que l’entreprise louait, elle a soutiré 27 000 $ à son employeur ainsi qu’à des clients.

La femme de 53 ans dépensait l’argent pour s’acheter des biens personnels, indique Me Claudie Marmet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales. En tout, 58 transactions frauduleuses ont été effectuées ; une saisie de biens a toutefois permis de récupérer 12 000 $ de ce qui avait été volé.

Pour cette fraude, et comme il s’agit d’une récidive, la Couronne demandera entre 18 et 29 mois de prison avec remboursement des sommes restantes. À la défense, Me Michel Dussault recommandera plutôt 90 jours d’incarcération assortis de 240 heures de travaux communautaires. Ces peines doivent être plaidées en janvier.

Location Déragon n’a pas rappelé La Voix de l’Est.

Antécédent

Deborah-Ann Rutledge Croteau avait été condamnée à 15 mois de prison, en 2011, pour avoir volé 123 000 $ à son employeur de l’époque. Elle était alors superviseure à l’administration chez AirMax, un distributeur d’accessoires pneumatiques de Granby.

Elle utilisait à peu près le même stratagème, soit utiliser des cartes de crédit et falsifier des chèques de l’entreprise. Avec ces malversations, elle s’était notamment acheté une piscine, une table de billard, des instruments de musique, des meubles et un diamant sur une dent.

Lors du prononcé de la sentence, le juge avait souligné le manque de remords de la condamnée et le fait que la société « doit communiquer sa répulsion à l’égard de certains crimes, comme les crimes financiers ». Mme Rutledge Croteau « a besoin de soutien psychologique », avait-il ajouté, tout en précisant qu’elle affichait « un faible taux de récidive ».