François Bonnardel: «On peut faire mieux»

« En santé, en éducation, on peut assurément faire mieux » au Québec, déclare le député sortant de Granby, François Bonnardel.

Au terme de son bilan de campagne livré vendredi, le caquiste de 50 ans a invité les citoyens de sa circonscription à lui faire confiance une cinquième fois. Pour le bien du Québec, dit-il, mais aussi pour « faire rayonner Granby », « passer à une autre vitesse » et « mettre fin à la dualité PLQ-PQ ».

« Granby peut marquer l’histoire politique du Québec lundi prochain », dit l’ex-homme d’affaires et ténor de la Coalition avenir Québec en conférence de presse à son local électoral.

« La soif de changement, on la sent. Les gens ont le goût d’essayer une nouvelle équipe, une équipe qualifiée. »

M. Bonnardel dit avoir fait « une belle campagne », très remplie, avoir travaillé « avec beaucoup d’humilité » et « bien mesuré les enjeux locaux ». « Mais 39 jours, c’est certain que c’est long ! », laisse-t-il tomber.

Principaux engagements

La campagne de son chef ? Il la qualifie de « très bonne » même s’il n’a pas « surfé avec le vent dans le dos tout le temps ». « François Legault est le plus apte à gérer le portefeuille des Québécois », dit le leader parlementaire de la CAQ.

Rappelant ses principaux engagements, notamment en éducation, François Bonnardel a réitéré que le haut taux de décrochage scolaire au Québec était « un fléau social » et que son parti le combattra, entre autres, en donnant plus de pouvoirs aux écoles. Bien qu’il reconnaisse que les directions d’écoles en ont déjà plein les bras.

« C’est une culture à changer », répond-il.

En santé, il prône une « meilleure répartition des ressources » afin que plus de citoyens aient accès à un médecin de famille.

Voies

Questionné au sujet de l’élargissement de la route 139 qu’il promeut et des nombreuses analyses qui soutiennent qu’augmenter des voies ne règle en rien les problèmes de congestion, le candidat indique qu’il faut aussi penser « mobilité durable », soit à des voies réservées, des pistes cyclables et le covoiturage.

Il lorgne aussi le boulevard Pierre-Laporte, une route dangereuse pour quiconque y circule autrement qu’en voiture.

« On ne peut pas continuer d’être sur une clôture », ajoute-t-il en rappelant sa promesse de faire en sorte que la Haute-Yamaska retourne dans la région administrative de l’Estrie, plutôt qu’en Montérégie comme c’est le cas présentement, afin « d’éviter les dédoublements ».