Francis Morin fera la lutte au vétéran conseiller Réal Brunelle dans le district 5.

Francis Morin, candidat dans Pierre-Laporte à Bromont

Dynamisme et intégrité. C’est ce que veut insuffler Francis Morin au sein du conseil municipal. Il briguera donc les suffrages dans le district 5 en novembre­ prochain.

On dit souvent que jeunesse rime avec impulsivité. Or, choisir de se lancer en politique, peu importe l’échelon, n’est pas une décision que l’on prend à la légère, estime Francis Morin, pour qui « les astres semblent bien alignés ». 

« Ça fait déjà quelques années que je m’intéresse de plus près à ce qui se passe à la municipalité, aux séances du conseil. Il y a environ trois mois, j’ai eu le déclic de me présenter aux élections en parlant avec des amis. [...] J’ai des idées, mais je sais aussi écouter les gens, leurs besoins, leurs priorités. C’est ce que je fais tous les jours, a fait valoir le représentant de la bannière immobilière Du­Proprio. J’ai du temps, pas d’enfant et beaucoup d’énergie. Pour moi, être conseiller n’est pas une question de pouvoir. D’ailleurs, je ne suis pas af­filié à un groupe. Ce sont les citoyens que je veux représenter. »

Bien qu’il réside dans le quartier Lac Bromont, Francis Morin a choisi de se présenter dans le district 5. « Claire Mailhot est candidate dans Lac Bromont et j’ai beaucoup de respect pour elle, a-t-il concédé. Je crois qu’elle a les atouts pour bien représenter les gens de ce quartier. D’un autre côté, ça fait longtemps que Réal [Brunelle] est là, dans Pierre-Laporte. Les citoyens n’ont pas été sollicités autant que je le voudrais. Alors je veux amener une nouvelle énergie. »

L’un des principaux leitmotivs du jeune homme dans la mi-trentaine est d’établir de meilleurs ponts entre la municipalité et la population. 

« La Ville fait des efforts pour informer les citoyens. Et je ne veux pas dénigrer ce qui a été fait jusqu’ici, au contraire. Mais il y a place à amélioration. Il faut amener l’actualité dans les réunions des élus. Et ce que les gens ont en tête en 2017, ce sont des réponses instantanées, entre autres avec les médias sociaux. Mais les municipalités n’ont pas été créées avec cette réalité. Il faut s’adapter. Quand il y a un projet majeur, il faut que la communauté fasse davantage partie des discussions avant de prendre une décision. Et pour moi, ça ne passe pas par un référendum. »

Diffuser les séances du conseil sur le Web, a-t-il dit, est un exemple d’une plus grande ouverture des canaux de communication. 

Priorités

Parmi ses priorités, Francis Morin souhaite un gel de taxes de trois ans. « Je ne réinvente pas la roue en proposant une initiative comme ça, mais je crois que ça ferait une grande différence pour attirer de jeunes familles. »

Dans la même veine, l’aspirant conseiller est d’avis que la mise en place d’une série d’autres incitatifs est envisageable pour contrer le ressac de la hausse du prix des habitations à Bromont. « Il faut avoir un plan d’accueil bien solide et diversifié pour les jeunes familles. Ça pourrait se faire sous la forme d’une aide au financement de leur maison, a-t-il cité en exemple. Ça se voit beaucoup dans l’Ouest canadien où le coût des habitations est très élevé. Si on ne fait rien, dans quelques années, il n’y aura plus d’acheteurs de premières maisons à Bromont. »

Selon lui, un des beaux legs de la récente administration est le nouveau plan d’urbanisme. « L’équilibre entre le développement d’une ville et la qualité de vie de ses citoyens est fragile. C’est le cas à Bromont, a dit celui qui y réside depuis une quinzaine d’années. Il fallait se donner un outil concret pour bien encadrer le développement, et on l’a fait. » En ce sens, Francis Morin croit qu’il faut que le plan de développement durable, adopté par Bromont en 2012, soit l’un des principaux guides pour l’essor de la municipalité.

De plus, le candidat est en faveur du projet d’aménagement d’un centre communautaire. Il croit également que l’aéroport Roland-Désourdy est « un outil incontournable de développement » pour la région. 

« Il faut donner des outils du 21e siècle aux entreprises pour qu’elles viennent s’établir ici, dit-il. L’aéroport en fait partie. C’est un acquis qu’il ne faut surtout pas laisser­ tomber. »