La plupart des centres d’entrainement connaîtront une hausse d’achalandage dans les prochains mois.

Fort achalandage attendu dans les gyms

Dès la mi-janvier, les propriétaires de centres de conditionnement physique s’attendent à recevoir une vague, courte, mais intense, de nouveaux clients. Comme chaque année, les résolutions du Nouvel An amèneront de nouvelles personnes à vouloir s’entraîner, mais faute de préparation et d’encadrement, leur motivation risque de disparaître rapidement.

Les propriétaires de centres d’entrainement questionnés par La Voix de l’Est sont unanimes : les prochaines semaines seront parmi les plus achalandées de l’année. L’augmentation de l’achalandage est difficile à chiffrer. Elle varie selon l’entreprise, le type d’activités qui y sont offertes et la tarification en vigueur, mais partout elle sera importante et de courte durée.

« Les centres de conditionnement physique et les commerces qui sont liés au sport profitent beaucoup de cette période de l’année. [...]. Ça doit représenter environ une augmentation du quart de nouveaux visages », souligne Dimitri Waardenburg, dont le père est propriétaire du Speedy Gym.

Ailleurs dans la ville, Jean-Philippe Paquette de Crossfit Granby fait un constat semblable. « L’an dernier, nous avions beaucoup de gens dès la mi-janvier, mais en février c’était redevenu normal », souligne le propriétaire des lieux. À Lac-Brome, la propriétaire du centre Physikinaction, Catherine St-Pierre, fait également le même constat.

Plusieurs gyms s’efforcent d’offrir une période d’essai afin d’éviter aux nouveaux clients de payer pour un service qu’ils n’utiliseront que quelques semaines. Jean-Philippe Paquette observe que le taux de rétention de la clientèle est également plus faible que pendant le reste de l’année. Selon lui, seulement trois personnes sur dix qui s’inscrivent en janvier poursuivront jusqu’à la fin de l’année. Une estimation corroborée par Dimitri Waardenburg.

Trucs

Manque de motivation, de temps ou d’encadrement : les raisons sont multiples pour revenir sur ses bonnes résolutions. Les pièges sont souvent les mêmes selon les spécialistes, mais il est possible de les éviter.

Pour Catherine St-Pierre, il est nécessaire de s’entourer de professionnels pour démarrer. « C’est sûr que c’est plus dispendieux, mais ça permet aux gens de s’enligner sur une bonne méthode d’entrainement », explique celle qui est diplômée en kinésiologie.

Jean-Philippe Paquette abonde dans le même sens. « Les gyms bas de gamme sont faits pour des gens qui sont déjà autonomes, pas pour ceux qui commencent. C’est sûr que les gens vont comparer les prix et que la majorité va prendre le moins cher, mais ils sont alors beaucoup plus à risque d’abandonner rapidement. Un entraîneur peut les accompagner pour leur dire quoi faire et leur expliquer pourquoi ils le font. L’encadrement est nécessaire » ajoute-t-il.

Perte de poids

Jean-Philippe Paquette et Catherine St-Pierre rappellent que la perte de poids ne se fait pas en claquant des doigts. « On le dit souvent, mais il faut garder en tête que ça se passe au moins à 70 % dans la nutrition et à 30 % au gymnase. Il faut être prêt à changer son alimentation pour avoir des résultats », souligne M. Paquette. « Ça peut être décourageant au début parce qu’il n’y a pas de perte de poids. Il faut se donner au moins 90 jours pour que les gens voient une différence... C’est ça le bonbon ! » souligne la kinésiologue.

Selon ces trois professionnels, il n’y aurait pas non plus de sport privilégié pour se mettre à l’entrainement. Certains préféreront le côté routinier de la musculation et d’autres seront plus stimulés par la variété d’exercices liés aux arts martiaux ou au crossfit.

« L’important, c’est de se donner des objectifs précis et de garder sa motivation », souligne Catherine St-Pierre.