L'enseignant responsable de la formation de fabrication des produits du bois du Centre régional intégré de formation de Granby, Michel Chaput, et un des anciens étudiants, Denis Gosselin, qui a changé de domaine à l'aube de la soixantaine.

Formation de fabrication des produits du bois : une belle option pour se réorienter

À l'aube de la soixantaine, Denis Gosselin a effectué un virage à 180 degrés dans sa vie professionnelle en laissant de côté son travail d'opérateur de chariot élévateur pour retourner sur les bancs d'école. La formation de fabrication des produits du bois lui a permis de changer de domaine. Pour d'autres adultes, elle est le tremplin idéal pour intégrer le marché du travail.
«C'est une deuxième vie», confie M. Gosselin, de retour dans les locaux du programme de formation en employabilité offert par le Centre régional intégré de formation de Granby dans les ateliers de l'école Haute-Ville.
Le quinquagénaire a obtenu son attestation en métier semi-spécialisé il y a près d'un an après avoir entamé un changement de carrière. «Ce qui me handicapait était mon âge, mais finalement, il n'y a pas d'âge pour retourner à l'école!», dit-il en précisant avoir obtenu l'aide de Semo - un service d'aide à l'emploi - qui lui a fait découvrir le programme de formation. À peine diplômé, il a décroché un emploi chez Wattman, un fabricant de trains électriques établit à Granby.
Apprendre tousles rudiments
Laminage, rabotage, planage, montage, finition de meubles, lecture de plans. Les étudiants qui s'inscrivent à la formation de 900 heures annuellement apprennent tous les rudiments pour créer des produits du bois. «Notre travail est d'avoir un produit fini, que les étudiants soient des employés compétents», indique Michel Chaput, enseignant responsable du programme.
Le cours est offert aux personnes âgées de 16 ans et plus. Si plusieurs le choisissent pour se recycler dans un autre domaine, comme Denis Gosselin, pour d'autres il s'agit d'un moyen efficace pour intégrer le marché du travail. «J'ai des étudiants qui étaient sur l'aide sociale et qui ont aujourd'hui un emploi», dit fièrement M. Chaput.
La formation peut être d'une année ou deux. Si la première permet d'acquérir les connaissances générales, la seconde permet aux étudiants de réaliser des projets de plus grande envergure, comme la création et la conception d'armoires de cuisine qu'ils font pour le compte de véritables clients.
Plus pratiqueque théorique
La formation est basée davantage sur la pratique que la théorie. Vingt des 22 heures de cours se passent en atelier. Les élèves réalisent des projets de création de pièces de toute sorte en respectant leur rythme. «Ici, tu peux faire cinq ou 25 projets par année. Ça se déroule au rythme de l'élève», précise M. Chaput.
Un stage complète le cours. Le responsable accorde une grande importante à l'union entre ses étudiants et les entreprises pour s'assurer qu'elle soit optimale pour tous. À l'heure actuelle, neuf des 11 étudiants en stage auront un emploi une fois la formation complétée.
Le taux de placement oscille entre 80% et 90%. Au printemps, 26 offres d'emploi ont été proposées aux étudiants. Le hic? Le programme n'arrive pas à répondre à la demande des entreprises à la recherche de main-d'oeuvre.
Les enseignants sont d'ailleurs en mode recrutement en vue de la prochaine année. «On manque d'élèves», indique M. Chaput. Une quinzaine sont inscrits à l'heure actuelle, mais les locaux permettent d'en accueillir 23. L'invitation est lancée aux intéressés!