Émilie Janvier et Benoit Janvier, lors de la création du Fonds Louis-Philippe-Janvier.

Fonds Louis-Philippe Janvier: l’organisation a remis 38 000$

Pas moins de 12 jeunes adultes de 18 à 35 ans atteints de cancer et recevant des traitements à l’hôpital de Granby ont pu bénéficier du support financier du Fonds Louis-Philippe Janvier depuis sa création, il y a un an, pour traverser cette dure épreuve.

« Douze jeunes, 38 000 $, c’est énorme. On le sait, c’est une aide concrète, directe. C’est notre raison d’être pour l’amélioration de la qualité des soins et services de santé pour les gens d’ici », a indiqué la directrice générale de la Fondation du centre hospitalier de Granby (CHG), Suzanne Surette.

En fait, Louis-Philippe Janvier n’avait que quelques mois lorsque ses proches ont encaissé le diagnostic coup de poing du cancer. Le jeune battant avait néanmoins réussi à gagner, près de six ans plus tard, le premier round contre la maladie. 

Le répit aura finalement duré deux décennies avant que le jeune frère de Marie-Ève Janvier décède d’une récidive fulgurante de son cancer, à l’âge de 26 ans.

La fondation aujourd’hui administrée par sa famille, que le jeune homme avait mise sur pied en 1989, a décidé de poser un geste concret pour honorer sa mémoire il y a un an, en injectant 115 000 $ dans le Fonds distinct Louis-Philippe Janvier, créé en partenariat avec la Fondation du CHG. 

« Ce qu’on a vécu à la fin [de vie] de Louis-Philippe, ce n’était pas censé se passer comme ça, avait confié en point de presse son père, Benoit Janvier, des trémolos dans la voix. [...] De 0 à 17 ans, tu es dans un cinq étoiles. Mais quand tu atteins 18 ans, tu es laissé à toi-même, complètement. Ces jeunes ne méritent pas ça. On va tout faire pour que les 18-35 ans aient du mieux-être, sans avoir tous les soucis autour. »

La Fondation Louis-Philippe Janvier a aidé 12 jeunes adultes atteints de cancer depuis sa création, il y a un an.

« Au bord du gouffre »

On le sait, la stabilité financière est souvent précaire dans bien des ménages. Cette réalité s’accroît lorsque la maladie frappe, notamment chez des jeunes en début de carrière ayant des enfants en bas âge, a cité en exemple la DG de la Fondation du CHG.

Le Fonds Louis-Philippe Janvier agit donc comme une « bouée de sauvetage ». « Quand quelqu’un demande de l’aide, c’est qu’il est au bord du gouffre », a illustré Suzanne Surette.

D’ailleurs, au fil des derniers mois, les effectifs médicaux qui travaillent auprès de cette clientèle ont pu constater les répercussions positives du support financier. 

« Cette aide apaise une grande source de stress chez les patients leur permettant de se concentrer sur leur traitement et leur guérison. De plus, le processus pour compléter une demande se fait aisément et dans des délais raisonnables », a témoigné l’infirmière clinicienne des services en cancérologie du CHG, Pascale Janecek.

Ainsi, le Fonds a financé des frais de déplacement, d’hébergement, de médicaments, de soins dentaires liés à la radiothérapie de même que des factures d’électricité et de téléphonie. L’argent accordé a également permis de subvenir aux « besoins de base » de familles touchées, notamment pour l’achat de denrées alimentaires et de fournitures scolaires.

Afin de poursuivre cette mission, plusieurs activités-bénéfice sont au programme : une activité se tiendra aux Écuries Bienvenue le 10 août, le tournoi dek hockey « 24 h Alexis Dover » aura lieu le 24 août et la troupe Musicophonie offrira des prestations les 8 et 9 novembre prochain.

Pour de plus amples renseignements ou pour faire un don, consulter le site de la Fondation du CHG à fondationchg.org.