Le préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin
Le préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin

Fonds de développement des communautés : ça se poursuit

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
Devant les retombées positives du Fonds de développement des communautés, les maires de la Haute-Yamaska le reconduisent pour 2021, 2022 et 2023. Le nouvel appel de projets, lancé mardi, promet une enveloppe de 250 000 $ pour la première année. Et signe des temps, les projets favorisant les saines habitudes de vie et la mobilité durable viennent s’ajouter pour la première fois aux champs d’activités admissibles au Fonds.

Les promoteurs de la Haute-Yamaska peuvent également soumettre un projet visant le développement et le renforcement du tissu social ; les services de proximité offrant des emplois durables ; les projets environnementaux, de développement durable et de protection des services écologiques ; ceux touchant la rétention des jeunes et des aînés, ainsi que le développement agroalimentaire et l’occupation du territoire.

« Nous n’avons jamais douté de notre volonté de maintenir le FDC. On voulait plus voir comment on pouvait le relancer, en revoyant les façons de faire. On a tenu un mini lac-à-l’épaule à Waterloo, et on a amélioré le modèle en fonction des commentaires des participants », précise le préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin.

Ce dernier a d’ailleurs rappelé quelques initiatives issues du Fonds et qui ont un impact sur leurs communautés respectives, comme la serre aménagée à la Maison des jeunes L’Exit de Waterloo, la relance de la popote roulante à Granby ou encore la Coopérative de solidarité santé de Roxton Pond.

Rappelons que le FDC s’adresse aux coopératives, aux organismes communautaires et paramunicipaux, aux organismes à but non lucratif et aux municipalités du territoire.

M. Sarrazin insiste sur l’accessibilité de ce programme. « Dès le lancement, l’argent est disponible, contrairement à d’autres programmes de subventions. »

Trois types de projets

Encore cette année, il est possible de soumettre des projets de portée locale (avec octroi maximal de 60 000 $), régionale (l’aide peut atteindre 100 000 $) ou axés vers l’étude et la planification d’un projet ultérieur (subvention de 60 000 $ au maximum). Tous les critères d’admissibilité et les détails du programme sont disponibles sur le site haute-yamaska.ca, dans la section « Développement local et régional ».

Il est toutefois fortement recommandé de joindre le conseiller au développement de la ruralité et de l’agroalimentaire de la MRC, Samuel Gosselin, pour obtenir l’accompagnement nécessaire durant les démarches.

L’appel de projets se terminera le vendredi 19 février 2021, mais certaines étapes devront préalablement être franchies par les promoteurs, d’où l’importance de contacter M. Gosselin.

Selon ce dernier, en moyenne une douzaine de projets sont soumis à la MRC chaque année, dont plus de la moitié sont acceptés. « C’est même arrivé qu’un projet soit refusé une année, puis déposé à nouveau l’année suivante grâce à notre accompagnement. C’est un processus assez rigoureux, mais il y a beaucoup de chances d’obtenir une subvention si on se donne la peine de se préparer et de bien cadrer dans le programme. »

Le portefeuille alloué pour 2022 et 2023 n’a pas été déterminé. Il pourrait être revu à la hausse ou à la baisse, selon la situation qui prévaudra à ce moment, précise Samuel Gosselin.

Les sommes allouées proviennent du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation via le Fonds régions et ruralité, volet 2.