La pause de parcomètres au centre-ville de Granby, décrétée en mai dernier pour donner un coup de main aux commerçants, est terminée.
La pause de parcomètres au centre-ville de Granby, décrétée en mai dernier pour donner un coup de main aux commerçants, est terminée.

Fin du stationnement gratuit au centre-ville de Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
La pause de parcomètres au centre-ville de Granby, décrétée en mai dernier pour donner un coup de main aux commerçants, est terminée. L’usage des pièces de monnaie est de nouveau nécessaire pour garer sa voiture.

«Avec la rentrée du Cégep (de Granby), ça ne serait pas une bonne idée de prolonger cette initiative, a fait valoir le maire Pascal Bonin, lundi. Les étudiants pourraient engorger des stationnements potentiels pour les commerces. C’est sûr que c’est ce qui arriverait.»

Lorsque les élus de Granby avaient autorisé la gratuité du stationnement jusqu’au 30 août, il avait été évoqué qu’ils pourraient évaluer à la fin de l’été la pertinence de prolonger la mesure. Mais il a été décidé, pour une question «pratico-pratique», de ne pas renouveler l’expérience qui visait à stimuler l’économie en période de pandémie, affirme Pascal Bonin.

Ce dernier relève par ailleurs que le conseil municipal a dû apporter en cours de route des ajustements à la résolution initiale qu’il avait adoptée.

«Ça n’a pas toujours fait l’unanimité. Quand on a fait ça, des commerçants étaient bien contents et trouvaient que l’initiative était bonne. Mais on a dû revoir la mesure pour limiter la gratuité à deux heures à certains endroits parce qu’il y avait des gens qui avaient commencé à se stationner toute la journée. Ça a créé d’autres problématiques», fait valoir le maire.

Comme la date limite précisée dans la résolution adoptée en mai est atteinte, celle-ci est en quelque sorte «tombée par elle-même», précise-t-il en outre.

Toujours vivant

Pascal Bonin assure par ailleurs que le projet de revitalisation et de réaménagement du centre-ville de Granby est «toujours aussi vivant». «On ne remet rien en question. (...) C’est le poumon économique de la ville. C’est le lieu des affaires. Le conseil municipal est encore prêt à investir au centre-ville», lance-t-il.

En principe, la première phase de travaux devait être lancée au début du mois. Mais le projet, qui doit se déployer en trois phases sur autant d’années, a été repoussé à l’an prochain en raison de la COVID. Les coûts totaux estimés du projet oscillent entre 20 et 25 millions $.

«Quand on regarde les plans de plus près, il y aura le même nombre de cases de stationnement avant et après le projet. (...) On a trouvé des façons de faire pour que ça reste le même nombre. Ce qu’on va enlever en avant-lot, on va le remettre en arrière-lot. Mais je sais que la case de stationnement en avant d’un commerce est importante pour certains commerçants», tient en outre à préciser le maire.

Quelques commerçants ont dénoncé par le passé le retrait d’espaces de stationnement rue Principale pour permettre l’ajout d’une piste cyclable ainsi que la réalisation d’aménagements.

«Mais je pense qu’avec la pandémie, plus personne ne va remettre en doute la piste cyclable», estime toutefois Pascal Bonin en faisant allusion à la popularité dont a joui le vélo en cette période de crise sanitaire.

À terme, le retrait des parcomètres est d’ailleurs prévu. Un affichage dynamique des places de stationnement libres sera mis en place. Un projet pilote devait être réalisé cette année dans les stationnements Johnson et Court. Mais la pandémie a incité les élus à reporter également ce projet.