La récente décision du propriétaire des Tim Hortons de Cowansville de retirer les pauses payées de ses employés en réponse à la hausse du salaire minimum, lundi, crée énormément de remous et suscite de virulentes réactions d'un bout à l'autre du pays.

Fin des pauses-café: une décision qui crée beaucoup de remous

La récente décision du propriétaire des Tim Hortons de Cowansville de retirer les pauses payées de ses employés en réponse à la hausse du salaire minimum, lundi, crée énormément de remous et suscite de virulentes réactions non seulement en province, mais bien d'un bout à l'autre du pays.
Manon Massé a dénoncé furieusement les décisions de Jean Pourchelle d'abolir les pauses-café de ses employés.
L'article dénonçant la décision de Jean Pourchelle paru dans La Voix de l'Est de vendredi a été au top du palmarès des articles les plus consultés sur le site Web lapresse.ca durant toute la journée de sa publication, en plus d'avoir été partagé sur Facebook à plus de 11 000 reprises et d'avoir été vu par plus de 220 000 personnes (au moment de mettre sous presse).
Les nombreux partages sur Facebook ont suscité de nombreux commentaires et la décision d'abolir les pauses payées est jugée inappropriée selon la grande majorité des internautes. Plusieurs appellent même au boycott de la chaîne de restauration rapide.
L'article a aussi fait réagir l'équipe d'Infoman, qui critique vertement la décision du propriétaire des Tim Hortons de Cowansville. Il invite notamment les clients potentiels de ces établissements à « aller boire [leur] café ailleurs, dans un endroit qui respecte ses employés et les traite comme des êtres humains ».
L'article en question a même été repris par La Presse canadienne, qui l'a traduit en anglais, faisant ainsi parler de l'enjeu des Tim Hortons de Cowansville partout au pays. 
Québec solidaire prend position
Par ailleurs, Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, a dénoncé furieusement, par voie de communiqué, les décisions de Jean Pourchelle d'abolir les pauses-café de ses employés.
« On ne se le cachera pas, ce propriétaire prend ses propres employés en otage. Par ce geste, il démontre le mépris qu'il a envers les personnes qui lui permettent d'opérer son commerce et de faire des gains. Il a lui-même reconnu que la rentabilité de ses restaurants n'était pas réellement menacée par cette augmentation. C'est tout simplement de l'opportunisme, pour accroître ses profits sous un prétexte fallacieux », condamne-t-elle.
La députée solidaire interpelle également la chaîne Tim Hortons et demande à ses dirigeants s'ils croient que leur clientèle déserterait leurs succursales si les franchisés augmentaient le prix du café pour offrir de meilleurs salaires à leur personnel. Question à laquelle, selon elle, la réponse irait de soi.
Au moment d'écrire ces lignes, La Voix de l'Est n'avait pas réussi à entrer en contact avec Jean Pourchelle pour obtenir ses commentaires par rapport à l'envergure des réactions suivant sa décision d'abolir les pauses payées de ses employés.