Le président de la SACS, Marcel Bundock, s'est dit soulagé de mettre un point final au litige opposant l'OSBL à l'homme d'affaires Denis Messier.

Fin des démêlés entre la SACS et le promoteur Denis Messier

La Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS) vient de mettre fin au litige qui l'opposait à l'homme d'affaires Denis Messier. Après un long bras de fer judiciaire, le président d'Habitations d'Angoulème vient de recouvrer les centaines de milliers de dollars consentis à l'OSBL pour l'achat de trois terrains à proximité du site équestre olympique de Bromont.
Après avoir « poussé sa patience à la limite », Denis Messier peut enfin boucler la boucle de cet épineux dossier. « Au départ, je savais que c'était un dossier à problème. Au moins, Marcel Bundock [président de la SACS] a été de bonne foi dans tout ça. Il a travaillé très fort pour être capable de régler le problème. Maintenant, on tourne la page », a-t-il imagé.
Le président d'Habitations d'Angoulème avait enregistré en mai dernier une hypothèque légale sur les trois terrains en question, car la SACS ne respectait pas les termes du contrat de prêt entre les deux parties, conclu en février. Voyant que le statu quo persistait, l'homme d'affaires s'est fait plus incisif. Denis Messier a ainsi eu recours aux tribunaux pour tenter de recouvrer les 400 000 $ consentis à l'organisme sans but lucratif (OSBL) pour l'achat de trois lots
(4 377 856, 4 377 857 et 4 998 783), qui devaient servir à l'entraînement des chevaux. 
La SACS avait par la suite été condamnée à rembourser 406 941,68 $ « en capital et intérêts courus en date du 12 mai » ainsi qu'une somme additionnelle de 3500 $, à compter du 14 novembre. À cela s'ajoutent les intérêts de 6 % par an. De plus, la juge de la Cour supérieure Suzanne Mireault avait autorisé la demanderesse à liquider sous contrôle judiciaire les trois terrains ciblés par l'hypothèque. Denis Messier a indiqué à La Voix de l'Est que la SACS a eu une « quittance du notaire » en ce qui concerne les dettes à son égard, mardi.
En attente
Appelé à commenter le dossier, M. Bundock s'est dit soulagé. « Depuis février qu'on aurait dû finaliser [la transaction], a-t-il mentionné. Mais l'important, c'est le dénouement. Je pense qu'on a un créancier heureux, et pas le moindre. C'était quand même 400 000 $, ce n'est pas banal. »
Or, les problèmes de liquidité de la SACS ne sont pas endigués pour autant. Selon les montants au registre foncier, l'OSBL cumule toujours des dettes de près de 1,3 M $. Son principal créancier, la Caisse Desjardins de Granby­-Haute-Yamaska, vient d'enregistrer un préavis de vente sous contrôle de justice sur le vaste terrain (lot 3 598 881) et les infrastructures sises au 450, chemin de Gaspé, où se déroule la majorité des compétitions équestres à Bromont.
Le solde de la série de prêts consentis à la SACS par la Caisse avoisine 1,2 M $, stipule le document inscrit au registre foncier le 27 février. Ce recours a notamment été engagé par la Caisse, car la SACS était, en date du 13 février, en défaut de paiement de 47 552 $ sur ses versements hypothécaires mensuels. L'OSBL a 60 jours suivant l'enregistrement de l'avertissement légal pour rembourser la somme globale à son créancier, sans quoi celui-ci pourra liquider l'immeuble.
M. Bundock avait par ailleurs indiqué en entrevue en janvier que près d'un million de dollars en subventions gouvernementales devaient retourner dans les coffres de l'organisation sous peu. Le dossier est toutefois plus complexe que prévu, a fait valoir le président de la SACS. « Il y a beaucoup de discussions. Mais on n'est pas dans le siège du conducteur. C'est plus long qu'on pensait. Ça va aboutir. On a la détermination pour passer à travers. »