Dès janvier 2014, l'usine Raleigh deviendra un centre de distribution et d'entreposage pour des bicyclettes importées en vue d'être vendues sur le marché canadien. Mais la production se terminera en juin prochain.

Fin de production chez Raleigh : une centaine de travailleurs vont perdre leur emploi

Raleigh ne fabriquera et n'assemblera plus de vélos à Waterloo. Dès janvier 2014, le dernier fabricant canadien de vélos utilisera son usine comme centre de distribution et d'entreposage pour des bicyclettes importées en vue d'être vendues sur le marché canadien. Une centaine de personnes perdront leur emploi.
La direction justifie sa décision par la concurrence internationale «féroce» des autres fabricants de vélo de basse et de moyenne gamme. «On est dans un contexte de commerce international très concurrentiel. C'est une réalité qu'on vit depuis plusieurs années. Notre production baisse chaque année; nous ne sommes pas viables économiquement», a dit Jason Edwards, directeur de l'usine, en entrevue hier après-midi à La Voix de l'Est.
Les chiffres sont implacables. En 2012, Raleigh a produit un peu moins de 200 000 vélos, a indiqué M. Edwards. Et les estimations étaient d'un peu plus de 100 000 cette année. C'est loin de la production des années 1980 où 325 000 vélos sortaient chaque année des chaînes de montage. Plus de 400 employés travaillaient dans les installations de l'entreprise à l'époque.
Les dirigeants de l'usine croyaient que l'entreprise pouvait reprendre sa place sur le marché canadien. M. Edwards avait exprimé son optimisme à la suite d'une décision, en décembre, du Tribunal canadien du commerce extérieur (TCCE) de proroger de cinq ans son ordonnance sur la surtaxe des vélos importés d'Asie, là d'où proviennent les principaux concurrents de Raleigh. La mesure, demandée par Raleigh, devait permettre à l'entreprise waterloise de se mesurer à ses concurrentes sur un pied d'égalité. «Ça nous donne des occasions pour le futur», nous avait-il affirmé en entrevue.
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