Sandra Darling, qui offre depuis deux ans des camps de jour d’immersion anglaise à la Ferme Héritage Miner, souhaite faire partie du plan de relance de l’endroit.

FHM: Sandra Darling prête à s’engager à long terme

Avec ses camps de jour d’immersion anglaise installés depuis deux étés à la Ferme Héritage Miner (FHM), Sandra Darling souhaite faire partie du projet de relance de l’endroit, actuellement en élaboration.

« C’est toujours un défi quand on y va une année à la fois. Dès le premier jour du camp à la Ferme, j’ai demandé pour signer un bail de cinq à dix ans. Je suis prête à m’engager. Mais le futur de la Ferme n’est pas clair », affirme Mme Darling.

Selon cette dernière, ses camps de jour estivaux célébreront leur 15e anniversaire l’an prochain.

Auparavant, ils étaient offerts à l’école Parkview, où elle est technicienne au service de garde et animatrice du programme Passe Partout durant l’année scolaire.

Son entreprise se porte très bien et la fréquentation à ses camps est en croissance, assure Sandra Darling. Croissance qui s’est d’ailleurs accélérée depuis qu’elle accueille les enfants de quatre à treize ans à la Ferme Héritage Miner.

« C’est le site rêvé pour les jeunes », lance-t-elle.

Mme Darling affirme qu’elle a accueilli en moyenne 85 enfants par semaine à l’été 2017, soit le premier été où elle s’est installée sur le site de la rue Mountain. Cette année, ce nombre a grimpé à 120 enfants en moyenne par semaine.

Idées
L’entrepreneure, mère de quatre enfants, amène même ses propres animaux (chèvres, lapins, cochons, etc.) à la FHM depuis deux ans. « La Ville ou Commerce tourisme (Granby et région) n’a plus à gérer le côté fermette. On s’en charge pendant les neuf semaines du camp. Je vois que les résidants qui passent par là pour aller prendre leur marche aiment ça aussi. Ils font toujours un arrêt pour aller voir les animaux et je vois les sourires. Je suis très fière de pouvoir l’offrir », affirme Mme Darling.


«  Dès le premier jour du camp à la Ferme, j’ai demandé pour signer un bail de cinq à dix ans. Je suis prête à m’engager.  »
Sandra Darling, responsable des camps de jour

Depuis l’an dernier, elle a aussi commencé à offrir un camp de jour d’immersion anglaise durant la semaine de relâche en mars. « Je loue la grange. Je l’ai réservée pour mars 2019. C’est un autre engagement de ma part », note Sandra Darling.

Celle-ci affirme également être prête à investir dans les installations, si elle peut signer un bail à plus long terme. « Je déborde d’idées et d’ambition. Il y a plein de mini projets que j’aimerais rajouter durant l’été », dit-elle.

Bien qu’elle affirme être dans le « néant total » pour l’été prochain, Sandra Darling dit demeurer confiante de pouvoir s’entendre au cours des prochaines semaines avec Commerce tourisme Granby et région (CTGR). « Ça va très bien. On n’a pas de conflit du tout », dit-elle.

À l’étude
La présidente de CTGR et conseillère municipale, Julie Bourdon, affirme être bien au fait de la volonté de Mme Darling d’offrir un toit plus permanent à ses camps de jour. « Je comprends que pour elle, c’est plate de pas savoir, mais on va essayer de lui revenir cet automne », dit-elle.

Selon Mme Bourdon, quelques scénarios de relance du site sont encore à l’étude. Le dossier devrait de nouveau être analysé par les membres du conseil municipal, de sorte que les orientations retenues devraient être présentées au cours des prochains mois.

Julie Bourdon dit en outre ne pas être en mesure d’entrer dans les détails, tant que les élus n’auront pas statué. Elle ne peut donc confirmer si la proposition de Sandra Darling fait partie des options soumises au conseil. « Tout ce qui était là est encore étudié », dit-elle toutefois.

La présidente de CTGR dit vouloir attendre d’avoir des informations complètes à présenter à la population avant d’être plus précise. « On veut être en mesure de répondre à toutes les questions des gens quand on va présenter le tout », dit-elle.

Commerce tourisme Granby et région a hérité l’an dernier de la gestion des lieux et de l’élaboration d’un plan de relance, après que l’organisme sans but lucratif qui gérait auparavant l’endroit ait jeté la serviette, étant aux prises avec des difficultés financières.