Petits et grands ont été nombreux à cueillir des bonbons lors de la fête automnale préférée des enfants, mercredi soir, notamment au poste de police de Granby qui distribuait des friandises.

Fêter l’Halloween différemment

Des dizaines de personnes font leur part pour transformer l’Halloween. Que ce soit en diminuant leur impact environnemental ou en assurant la sécurité de leur quartier, l’implication citoyenne permet d’améliorer la fête automnale préférée des enfants.

Décorations en plastique, déguisement à usage unique et bonbons suremballés: l’Halloween est un véritable drame écologique selon plusieurs personnes sensibilisées aux enjeux environnementaux.

« La fête a un impact environnemental énorme », souligne Nicolas Vandal, l’un des coordonnateurs de La cellule de simplicité volontaire de Granby. Les membres de la cellule s’efforcent de partager des astuces simples pour limiter l’impact environnemental tout en célébrant la fête automnale.

« L’an dernier pour le déguisement de mon fils, nous sommes allés au Village des valeurs [...] et j’ai eu un super Mickey Mouse vraiment parfait », explique Marie-Christine Sévigny.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule à favoriser les friperies et à exercer sa créativité avec des vêtements usagés.

Selon Francine Ouellet, gérante de la friperie Recycle Vêtements, le commerce a doublé son achalandage dans les derniers mois.

« Il y a beaucoup de gens qui sont venus la fin de semaine dernière et en début de semaine se trouver un costume de dernière minute. [...] C’est une façon de se faire un costume pour vraiment pas cher, mais il y a aussi un geste environnemental là-dedans », estime-t-elle.

Nicolas Vandal reconnaît toutefois que le principal problème demeure les friandises. « C’est très facile de les cuisiner soi-même, mais c’est sûr que ça peut être inquiétant pour un parent qui ne sait pas ce qui s’est retrouvé dans la fabrication des friandises. Même si on achète des bonbons industriels, on peut faire l’effort d’éviter ceux qui sont fabriqués avec de l’huile de palme et favoriser autant que possible le vrac et les emballages de carton », explique-t-il.

M. Vandal souligne au passage qu’il faut être prudent lorsque vient le temps de décorer puisque la quasi-totalité des décorations vendues en magasin sont faites de plastique et ne sont pas complètement recyclables.

Pour contrer le gaspillage de citrouilles, Jennifer Ruggings Muir invite les citoyens de Brome-Missisquoi à venir les porter à l’Académie Knowlton dans les jours suivants l’Halloween.

« On va pouvoir les utiliser pour le compost du jardin de l’Académie et si elles ne sont pas vidées, nous allons les garder pour les cuisiner. Si jamais nous en recevons vraiment trop, nous les donnerons au refuge pour animaux de Mansonville [SAFE] », explique la chargée de projet de l’école primaire anglophone de Lac-Brome.

En Haute-Yamaska, le Zoo de Granby permet également aux gens de venir déposer leur citrouille dans des bacs qui seront installés dans le stationnement, près de l’accueil.

Initiative citoyenne

À Saint-Joachim-de-Shefford, des citoyens se sont quant à eux organisés pour rendre la cueillette des friandises plus sécuritaire pour les enfants. En collaboration avec les municipalités, une dizaine de culs-de-sac perpendiculaires à la rue des Loisirs ont été partiellement bloqués.

« Nous avons prêté des chevalets et des bornes aux bénévoles. Ils souhaitent assurer une plus grande sécurité dans ces rues et nous étions d’accord avec leur objectif, mais nous ne voulions par organiser la logistique sur place », explique la directrice générale de la municipalité, France Lagrandeur.

Selon les citoyens derrière l’initiative, les rues de ce quartier situées en amont de la Coop au cœur du village représentent un danger pour les enfants qui courent l’Halloween puisqu’elles sont faiblement éclairées.

« L’an dernier, il faisait plus beau et il y avait vraiment beaucoup de voitures qui circulaient. C’est la soirée où il y a le plus de voitures et le plus d’enfants dans la rue, c’est sûr que ça devient très dangereux », explique la bénévole Jessica Carter.

La principale organisatrice Anne-Marie Comparot témoigne n’avoir reçu que de bons commentaires de la part des parents circulant dans le quartier.