La station-service Harnois de Saint-Césaire ferme ses portes de façon définitive.

Fermeture définitive du Harnois à Saint-Césaire

L’arrivée d’une nouvelle station-service à Saint-Césaire pousse une ancienne à fermer ses portes. Depuis mercredi, le poste d’essence Harnois de la municipalité a cessé ses activités. Ses clients habituels devront trouver une alternative.

« On ne va pas se battre pour des cennes », lance Robert Laliberté, propriétaire du Harnois. Ce dernier a décidé de tout liquider et d’y aller d’un changement de vocation. La vente de carburant, c’est terminé pour ce comptable. Cette fois-ci, ce sera définitif.

Bien qu’il y ait fermeture de l’établissement, M. Laliberté affirme qu’il réussissait à bien s’en sortir. Cependant les derniers temps étaient plus difficiles puisque les coûts ne font qu’augmenter et que les revenus diminuent. Il croit ainsi qu’il est judicieux de cesser la vente de carburant.

La démolition de la station, y compris le dépanneur, est prévue pour la semaine prochaine. Le détenteur du terrain ne veut pas perdre de temps. Il est présentement en attente de nouveaux projets pour remplacer son précédent gagne-pain.

Pas de lien direct

Au terme d’un référendum tenu en mars 2018, il a été permis à l’entreprise Construction Picard d’aménager une nouvelle station-service de huit pompes à essence en bordure de la route 112, tout juste devant la succursale de la Banque Nationale.

Plusieurs citoyens avaient alors exprimé des réserves quant à la possibilité d’accueillir une quatrième station-service sur une si courte distance. Ce sentiment d’inquiétude était alimenté par le spectre de commerces du même genre ayant fait faillite au cours des années précédentes.

« C’est malheureux qu’il ait fermé son commerce », déplore Guy Benjamin, le maire de la municipalité, qui aurait préféré que la fermeture n’ait pas lieu.

Selon lui, il n’y aurait pas de lien direct avec l’installation récente d’un concurrent. La nouvelle station d’essence ne se pointera pas de sitôt. En fait, il est possible qu’il se passe encore quelques mois avant sa construction. Le tout relève d’une simple décision d’affaires, croit-il.

Même si M. Benjamin avait quelques réserves quant à l’arrivée d’un tel commerce, laisser passer un projet de cette envergure, selon lui, n’était pas envisageable.

« Quelque chose s’en vient à Saint-Césaire qui va changer le portrait commercial de la Ville », laisse entendre le maire, ne souhaitant pas en dévoiler davantage.