Saint-Césaire annonçait il y a quelques jours la fermeture définitive de son aréna, vétuste et en fin de vie utile.

Fermeture de l'aréna de Saint-Césaire: les maires voisins demeurent prudents

Alors que Rougemont entreprend la construction de son nouveau centre des loisirs, Saint-Césaire annonçait il y a quelques jours la fermeture définitive de son aréna, vétuste et en fin de vie utile. Même s'ils ont renoncé en 2015, à l'instar d'Ange-Gardien, à participer au financement de la construction d'une nouvelle infrastructure, les maires de Rougemont et de Saint-Paul-d'Abbotsford semblent ouverts à étudier la question à nouveau.
À Rougemont, le maire Alain Brière a été surpris de la décision de Saint-Césaire, lui qui s'était entretenu peu de temps avant avec son homologue de la municipalité voisine. « Guy (Benjamin­) m'avait dit qu'il y avait des inspections, mais qu'il espérait que l'aréna puisse être rouvert », confie-t-il. 
Il semble peu probable que Rougemont­ décide d'investir dans un nouvel aréna, mais le premier magistrat se dit néanmoins prêt à étudier d'éventuelles propositions qui pourraient être déposées à la table des maires lors d'une prochaine rencontre des élus de la MRC de Rouville. « On investit actuellement 1,8 million de dollars dans notre centre des loisirs, alors il faudra voir à ce moment-là ce que le conseil va décider, rappelle-t-il. Disons qu'on s'attend à ce que la situation de l'aréna fasse l'objet d'une bonne discussion. »
Évaluer les besoins
De son côté, le maire de Saint-Paul-d'Abbotsford, Robert Vyncke, use aussi de prudence. « Le conseil avait refusé de s'investir dans le projet, avant même mon arrivée en politique, parce que la note était très élevée et qu'on se demandait si on avait vraiment besoin d'un aréna, rappelle-t-il. Il faudra aborder la question avec la même approche, c'est-à-dire de voir à nos besoins avant de débourser quoi que ce soit. »
Rappelons d'ailleurs que Saint-Paul-d'Abbotsford a accepté de renouveler son entente en loisirs avec Granby malgré la hausse des frais pour ses citoyens, un choix qui aura un impact sur le budget de la municipalité. « Nous, on est d'accord avec le principe de l'utilisateur-­payeur, et on comprend les raisons qui ont poussé Granby­ à prendre une telle décision, indique M. Vyncke. Et c'est plus facile pour nous de budgéter en connaissant le nombre approximatif d'usagers pour qui on devra payer. Par contre, payer entre 30 000 et 40 000 $ par année, sans savoir combien de nos gens vont réellement profiter d'un aréna, et ce, de façon récurrente, c'est beaucoup trop exigeant sur le plan budgétaire. »
La possibilité de construire une infrastructure intermunicipale semble plus attrayante que de simplement investir pour bâtir un complexe qui n'appartiendrait pas aux Abbotsfordiens.
« Il faut voir de quelle manière le projet nous sera présenté, indique M. Vyncke. S'il s'agissait d'un aréna régional, géré par une coopérative ou une régie intermunicipale, qui nous assurerait d'un partage équitable de l'équipement, on pourrait être ouverts. Mais encore là, on n'ira pas dans une direction tous azimuts sans s'assurer d'abord d'y trouver notre intérêt. »
Autres solutions
Le député de Shefford, Pierre Breton, indique pour sa part que sa porte est ouverte pour que des solutions soient trouvées. « C'est dommage pour les citoyens, mais c'est une décision sage de la part de la municipalité (de fermer l'aréna). Quand on sait que les études démontrent que ce n'est plus sécuritaire, ça semble avoir été la bonne chose à faire », constate l'élu.
« La Ville a fait des demandes au gouvernement du Québec, mais elles n'ont pas eu de suite, ajoute-t-il. Il y a d'autres programmes vers lesquels la municipalité pourrait se tourner, alors en temps et lieu, on pourra avoir des discussions pour essayer de faire avancer le projet. »
Le maire d'Ange-Gardien, Yvan Pinsonneault, se trouvait en vacances à l'extérieur lorsque La Voix de l'Est l'a sollicité, plus tôt cette semaine.