La version papier de la pétition a obtenu plus d'une centaine de signatures.

Ferme Héritage Miner: des appuis pour le comité de relance

Profitant de la tenue du marché public hivernal, le comité de relance de la Ferme Héritage Miner a pu faire signer sa pétition à des dizaines de citoyens dans le but de sauvegarder l'endroit et d'obtenir une aide financière de 25 000 $ de la Ville de Granby.
L'un des membres du comité de relance de la Ferme Héritage Miner, Luc Perron
L'un des membres du comité de relance de la FHM, Luc Perron, s'est dit « plus que confiant » de voir la relance fonctionner. « On a eu un bon bouillonnement d'idées, on a consulté plusieurs stratèges, indique-t-il. De plus en plus, on s'en vient avec un projet de relance solide. Il faut sauvegarder cette partie de l'identité granbyenne, c'est d'une grande importance. »
M. Perron avait déclaré lundi, lors de l'assemblée publique du conseil municipal de Granby, qu'un montant de 25 000 $ permettrait d'assumer les frais administratifs et de bâtir la relance de la FHM. Il ferait en sorte également de pouvoir assurer une transition, alors que la Ferme est aux prises avec des difficultés financières. 
La FHM a dû fermer ses portes à la fin de l'année 2016. Seules les activités de location de la grange et des autres bâtiments s'y poursuivent. 
« Je pense que c'est important d'être ici pour mobiliser les gens pour la sauvegarde de la Ferme », a fait valoir M. Perron. 
Il est possible de signer la pétition sur le site Internet sauvons.fermeheritageminer.ca. Au moment d'écrire ces lignes en début d'après-midi dimanche, 166 signatures sur un objectif de 2500 y avaient été recueillies, et plus d'une centaine sur la version papier.
Sandra Leclair croit que la Ville ne peut pas reculer dans son dossier et doit aider la ferme, car trop d'argent y a déjà été investi à ce jour.
« Un patrimoine »
La Voix de l'Est a sondé quelques utilisateurs de la Ferme Héritage Miner pour connaître leur opinion sur la sauvegarde de l'organisme. 
« C'est un endroit très joli qui fait partie de notre patrimoine. Il faut la sauvegarder, mais en étant certains qu'il y aura une meilleure gestion et que la ferme pourra s'autosuffire », a mentionné Johanne Girard. 
De son côté, Sandra Leclair croit que la Ville ne peut pas reculer dans son dossier et se doit d'aider la ferme, car trop d'argent y a déjà été investi à ce jour. Depuis 2010, environ 700 000 $ en argent et en services y ont été injectés. « Comme le nom le dit, c'est un bel héritage qu'on laisse à nos enfants. Je pense qu'il faut regarder plus loin que ce que ça peut rapporter à court terme et songer au long terme », ajoute-t-elle.
Pour Lucille Leclair, il est essentiel que la Ville conserve « cet important patrimoine ».
Andrée Lamarche propose, quant à elle, que la Ville et le comité de relance marchent « main dans la main afin d'assurer une sauvegarde réussie ». « Il faut que les deux côtés s'impliquent à parts égales­. Ça ne peut pas être seulement la Ville qui s'implique là-dedans », précise-t-elle.
Tous les gens consultés ont démontré de l'ouverture pour un débat public, comme il a été proposé lors de la séance du conseil de lundi.