Un homme de Granby a fait face à la justice pour avoir euthanasié lui-même son chat.
Un homme de Granby a fait face à la justice pour avoir euthanasié lui-même son chat.

Faute d’argent, il achève lui-même son chat

Le tribunal a accepté, jeudi, d’absoudre avec conditions un homme de Granby trouvé coupable d’avoir fait souffrir inutilement son chat.

Un matin de juin, en 2018, Alexandre Larose a marché par erreur sur son chat, lui infligeant de graves blessures.

Voyant que son animal ne peut plus se déplacer, l’homme aujourd’hui âgé de 24 ans et disposant de peu de moyens, entreprend de l’euthanasier seul en lui administrant d’abord des antidouleurs pour l’endormir, puis en le noyant dans une baignoire.

Il a ensuite ébruité son geste, qui a été dénoncé à une Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de Montréal et mené à une accusation criminelle déposée par voie sommaire.

En vertu de l’article 445 (1) du Code criminel « commet une infraction quiconque volontairement et sans excuse légitime tue, mutile, blesse, empoisonne ou estropie des chiens, oiseaux ou animaux qui sont gardés pour une fin légitime ».

Sentence

M. Larose était passible d’une peine maximale de deux ans de prison, mais compte tenu des circonstances — il n’a pas d’antécédent judiciaire et dit avoir agi en état de détresse psychologique — les parties ont convenu qu’une absolution était adéquate.

En contrepartie, il devra faire 150 heures de travaux communautaires et verser 200 $ à la SPA des Cantons, à Cowansville. Il lui est également interdit de posséder un animal pendant un an et devra respecter une probation de 18 mois.

« Si vous les faites [NB: les travaux communautaires et le don], vous n’aurez pas d’autre peine », a indiqué la juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec.

Me Véronique Gauthier, du ministère public, a souligné que M. Larose avait « entrepris un suivi côté santé mentale ». « Il a voulu alléger les souffrances » de son chat, a précisé de son côté Me Geneviève Cardin, de la défense.