La Ville de Granby souhaite obtenir l'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques pour poursuivre ses travaux de faucardage dans le lac Boivin.

Faucardage dans le lac Boivin: Granby veut poursuivre ses travaux

Propriétaire d'un faucardeur industriel, la Ville de Granby veut poursuivre en 2017 et en 2018 ses opérations de faucardage dans le lac Boivin. Les démarches pour obtenir le feu vert à ces nouveaux travaux ont été lancées par les élus, lors d'une récente séance extraordinaire du conseil municipal.
Car même si la Ville de Granby a pu retirer quelque 26 tonnes de plantes aquatiques sur une superficie de 20 hectares du lac avec son nouveau faucardeur l'automne dernier, elle doit à nouveau obtenir l'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour poursuivre son travail, a expliqué le maire Pascal Bonin au terme de la brève rencontre des élus. 
Et cette fois-ci, la Ville de Granby aimerait bien obtenir tout de suite l'accord du ministère pour l'année 2018 également. « On a parlé d'un cycle de trois ans avec le ministère pour avoir le plus de données possible. Nous voulons, autant que le ministère, nous servir de ce que nous faisons de façon scientifique. On veut savoir si on élimine du phosphore. Quel est l'effet ? Est-ce qu'il y a régénération du milieu ? », fait valoir le maire.
Tout en respectant les exigences du ministère de l'Environnement, entre autres quant aux périodes permises pour ce type d'intervention, la Ville vise à réaliser deux opérations de faucardage par année, soit au printemps et à l'automne, indique Pascal Bonin. Au printemps, les algues pourraient être coupées à 60 centimètres sous la surface de l'eau et à l'automne, à 30 centimètres. 
Effets ?
Pascal Bonin croit ainsi que le faucardage printanier devrait permettre d'amasser une quantité plus importante de plantes aquatiques. Comme il s'agirait de la deuxième fois que le faucardeur s'active dans le lac, l'efficacité de la technique pourra être validée, juge-t-il.
« On va voir comment le lac va réagir parce qu'on enlève aussi des masses de phosphore. Les algues qu'on retire sont presque composées à 100 % de phosphore », souligne-t-il. 
Le maire relève que le bassin versant du lac fait en outre l'objet d'une importante étude actuellement. À la lumière des résultats, de nouvelles « actions concrètes » devraient pouvoir être posées. 
« Vers la fin de 2017 ou au début de 2018, on devrait savoir où poser nos premières barrières à sédiments », avance-t-il, tout en se réjouissant qu'une phase d'actions puisse être entreprise pour « améliorer- la santé de notre lac ».