S’il va de l’avant, le projet d’agrandissement du Faubourg Champêtre à Granby entraînera un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars et permettra l’ajout de 199 logements et de 100 chambres pour aînés.
S’il va de l’avant, le projet d’agrandissement du Faubourg Champêtre à Granby entraînera un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars et permettra l’ajout de 199 logements et de 100 chambres pour aînés.

Faubourg Champêtre : un projet pour ajouter 300 portes à Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
S’il va de l’avant, le projet d’agrandissement du Faubourg Champêtre à Granby entraînera un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars et permettra l’ajout de 199 logements et de 100 chambres pour aînés, confirme le promoteur du projet, l’architecte Denis Faveau.

Mais ce n’est pas demain la veille que des travaux seront lancés sur le site de la rue Denison Ouest, qui accueille déjà deux immeubles. Le projet en est encore à un stade exploratoire, a expliqué M. Favreau en entrevue.

C’est donc dans le cadre d’une étude de faisabilité que le conseil municipal s’est penché en début de semaine sur une demande de dérogation mineure déposée par le promoteur et sa conjointe, également partenaire d’affaires au sein de GIFC gestion immobilière, Guylaine Choinière.

Cette demande visait à augmenter le nombre de logements permis sur le terrain. Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) a émis une recommandation défavorable et des citoyens du voisinage se sont dits inquiets. Mais, parce qu’ils privilégient la densification du territoire, les élus ont décidé de l’accepter.

Denis Favreau relève qu’il pouvait déjà ajouter une centaine de logements — et non 72, tel qu’avancé lundi soir — sur le terrain, sans déposer une demande de dérogation mineure.

L’ajout d’espaces de stationnement extérieur pour autant de logements créerait toutefois un îlot de chaleur. « Ça prendrait 50 000 pieds carrés de terrain en asphalte. Ce qu’on ne souhaite pas. (...) Comme un stationnement intérieur (de 250 places) coûte plus cher, on a voulu voir si la Ville était prête à augmenter la densité du bâtiment pour qu’on puisse absorber les coûts et, surtout, préserver le plus d’espaces verts possible. C’est le but de la démarche », fait valoir le promoteur.

Rien avant un an

Denis Favreau souligne que les autres aspects du projet sont conformes à la réglementation municipale, que ce soit pour la hauteur du bâtiment (quatre étages), l’occupation au sol ou les marges de recul.

Selon lui, le bâtiment serait « très peu visible » des rues avoisinantes, comme Denison Ouest et Churchill.

L’immeuble projeté pourrait être construit de façon à créer trois cours intérieures et à offrir plus d’intimité aux résidants, selon le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie. L’aspect extérieur du nouveau bâtiment s’harmoniserait également aux immeubles existants, qui totalisent 82 logements.

Avec 199 logements de trois et quatre pièces et demie, la clientèle visée est celle des retraités actifs. Pas moins de 100 chambres ou studios seraient aussi offerts, de même que certains services et soins légers. Des espaces communs sont inclus dans le projet comme une salle à manger, une salle de séjour, un gym et des jardins.

À court terme, Denis Favreau et Guylaine Choinière entendent finaliser l’étude de faisabilité. Si elle est concluante, l’élaboration de plans et devis sera ensuite lancée. Il ne se passera donc rien sur le terrain avant au moins un an, avance M. Favreau.

À LIRE AUSSI: Feu vert à un important projet d’expansion du Faubourg Champêtre

En demande

Selon le promoteur, l’intérêt et la demande pour ce type de logements sont bien palpables. « Depuis que ça a été annoncé, on a une demande de location phénoménale. On a plusieurs appels par jour. Les gens veulent qu’on prenne leur nom », dit-il.

Ce dernier affirme en outre que les immeubles pour aînés à Granby « sont pleins partout ». « Beaucoup de gens veulent déménager dans la région, mais encore faut-il aménager des logements. Pour construire des bâtiments comme on veut faire, il n’y a pas de terrain à Granby. Il n’en reste plus. À force d’avoir des demandes, on s’est dit qu’on allait regarder pour voir si on ne pouvait pas faire quelque chose d’intéressant », fait valoir Denis Favreau.