Les 3e et 4e étages à l'arrière de l'hôtel de ville de Farnham feront l'objet d'importants travaux de mise aux normes de protection incendie en 2017.

Farnham va revamper son hôtel de ville

La Ville de Farnham dépensera 800 000 $ dans son hôtel de ville en 2017. Deux objectifs sont visés : que le bâtiment respecte les normes de sécurité incendie et qu'il puisse être fonctionnel en cas de sinistre.
Les travaux ciblent particulièrement les 3e et 4e étages du bâtiment, là où se trouvent les services techniques et des loisirs de la municipalité, en plus des bureaux de la chambre de commerce de Farnham et ceux du Fonds de développement Farnham-Rainville.
La structure des escaliers intérieurs sera reconstruite pour donner accès aux quatre étages de l'immeuble et les escaliers de secours à l'extérieur, entièrement faits de bois, seront refaits pour être plus sécuritaires. Les sorties de secours seront reconstruites tout comme les balcons. Des fenêtres seront également changées sur les deux derniers étages. Finalement, les bureaux des employés seront reconfigurés et la salle de caucus du conseil sera rénovée.
Une enveloppe budgétaire de 711 400 $ apparaît au programme triennal d'immobilisations pour ces travaux. Le PTI, adopté lundi en assemblée extraordinaire par le conseil, inclut également un montant de 87 500 $ pour l'achat et l'installation d'une génératrice à l'hôtel de ville. Le bâtiment doit être opérationnel en cas de perte de courant lors de sinistres, soutient le directeur général François­ Giasson. « C'est notre quartier général lors de mesures d'urgence. En cas de sinistre, on doit pouvoir utiliser nos systèmes informatiques et autres pour continuer de servir les citoyens. Si un sinistre se produisait et qu'il n'y avait plus de courant, on devrait trouver un endroit avec de l'électricité. »
L'idée de munir l'hôtel de ville d'une génératrice fait l'objet de discussions depuis quelques années au conseil, souligne le maire Josef Hüsler. Les élus l'ont toujours reportée, incapables de s'entendre, dit-il. « On n'a plus d'excuses, il faut le faire. On ne peut pas attendre un autre verglas avant d'agir. On aurait l'air un peu perdus », a-t-il affirmé.
Pas de génératrice à la caserne
Bien que la Ville se soit retrouvée dans le triangle noir durant le verglas de 1998, elle n'a pas équipé depuis sa caserne des incendies et son garage municipal de génératrices. Un montant de 14 000 $ est inscrit au PTI en 2017 pour passer le filage dans ces deux bâtiments en vue de les brancher à des génératrices. Celles-ci seront achetées et installées en 2018 pour la caserne (budget de 50 000 $) et en 2019 au garage municipal (budget de 60 000 $).
La Ville entend investir 2 689 900 $ au cours de la nouvelle année dans ses bâtiments, infrastructures et réseau routier. Le plus important chantier est destiné à la rue Spoor où la municipalité complétera le bouclage de son réseau d'aqueduc. Un montant de 351 000 $ est prévu pour les travaux. Des travaux de pavage sont à l'horaire sur les 1re, 2e et 3e avenue (65 000 $), sur la rue Rainville (123 000 $) et le chemin Normandie­ (300 000 $).
L'année pourrait s'avérer plus chargée pour les travaux routiers. La Ville est en attente d'une subvention de 2 660 500 $ du ministère des Transports pour reconstruire cinq chemins la reliant à des municipalités voisines. Les travaux sont planifiés pour 2018. Mais s'ils sont bientôt acceptés dans le cadre du plan d'intervention en infrastructures routières locales, ils seront réalisés­ en 2017, a dit M. Giasson.
La subvention permettrait de retaper le boulevard Magenta (504 400 $), les chemins Boulais (371 462 $), Magenta (194 141 $) et Yamaska (600 547 $) et la montée­ des Écossais (990 050 $).