Kévin Boissonneau a lancé une pétition pour que l’aménagement du parc dans le quartier des Braves se réalise. La directrice de la garderie du secteur, Mélanie Demers, espère elle aussi que le projet se concrétisera.

Farnham: plaidoyer en faveur d’un parc dans le quartier des Braves

Un père de famille de Farnham milite en faveur de l’aménagement d’un parc dans son secteur. Kévin Boissonneau a lancé une pétition en ligne afin d’informer les citoyens et d’obtenir leur appui pour que cet espace vert soit accessible aux familles du quartier.

« Le quartier des Braves est un nouveau quartier de Farnham qui regorge d’enfants. Sur les plans initiaux du quartier, un parc avec des modules de jeux pour enfants était présent près des boîtes postales », explique l’instigateur de la pétition sur le site Avaaz.org qui a recueilli plus de 150 signatures depuis dimanche.

M. Boissonneau s’est installé à Farnham il y a près d’un an. Son choix s’est arrêté sur ce secteur notamment parce que l’aménagement d’un parc était prévu sur la rue Pelletier, en face de chez lui. « J’ai de jeunes enfants, un de deux ans, et un qui vient tout juste de naître. C’est un beau quartier. Il y a une école proche, des trottoirs qui se rendent jusqu’à l’école et un parc qui devait être aménagé, donc j’ai acheté », raconte-t-il en entrevue téléphonique avec La Voix de l’Est.

La directrice de la garderie Les Dinos Rigolos, Mélanie Demers, attend aussi l’aménagement du parc où les 80 enfants qui fréquentent sa garderie pourront s’amuser. La propriétaire de l’époque n’avait pas fait installer de modules de jeux puisque l’ajout d’un parc était prévu dans le quartier ; elle a davantage investi au plan éducatif. « On pensait avoir un accès à un parc », dit Mme Demers, en joignant sa voix à celle de M. Boissonneau dans sa démarche.

Accès non sécuritaire

Le père de famille a appris l’été dernier que le projet de parc sur le terrain appartenant à la Ville ne figurait plus dans les plans. L’un des motifs évoqués est la présence d’un autre parc, celui qui accueille le Centre des loisirs Romuald-Potvin, situé à environ 400 mètres de chez lui.

Le citoyen a contacté le conseiller de son district, Jean-Yves Boulianne, pour lui faire part de son mécontentement. On lui aurait alors appris que la Ville se penchait plutôt sur l’aménagement d’un accès pour se rendre au parc déjà existant, raconte M. Boissonneau. « Il n’y a pas de trottoir, de zone réservée aux piétons, ni d’accès dans le quartier qui mène au parc, fait-il valoir. Il faut faire le détour par la rue Principale. C’est super dangereux, les voitures roulent vite. »

Afin de faire progresser le dossier, la pétition a été lancée et elle a été acheminée aux membres du conseil municipal et au maire Patrick Melchior. Ce dernier a communiqué avec M. Boissonneau. L’affaire sera discutée lors d’une rencontre des élus, le 28 janvier. D’ici là, le maire veut collecter toutes les informations relatives au dossier.

« J’attends d’avoir colligé les données, mais une chose est certaine, j’ai l’intention que ces familles-là qui veulent un parc, aient accès à un parc, qu’il soit aménagé ou [qu’il s’agisse de] l’autre parc, mais de façon sécuritaire. J’y crois et on va le mettre de l’avant », dit-il, précisant qu’il aurait rapidement des réponses à fournir au citoyen.