Le maire de Farnham, Patrick Melchior

Farnham encadre la production de pot

La Ville de Farnham compte circonscrire la production de cannabis sur son territoire dans un endroit bien précis et tenir celle-ci loin de son centre-ville. Elle a présenté un premier projet de règlement pour modifier le zonage en ce sens lors de la séance publique du conseil municipal, mardi soir.

Aucune demande officielle de la part d’un producteur de cannabis n’a été déposée auprès de la municipalité, précise-t-on. L’idée est d’agir en amont des changements législatifs qui légaliseront la consommation de cannabis plus tard cette année et qui mèneront à l’implantation de producteurs dans plusieurs régions du Québec.

« Notre volonté c’est d’avoir un pas d’avance, indique le maire Patrick Melchior. On ne veut pas d’approximation ou d’improvisation dans un dossier comme celui-là. C’est une nouvelle réalité avec laquelle on va devoir vivre. Ma préoccupation est de faire en sorte que nos citoyens ne se sentent pas lésés et qu’ils soient confortables pour la suite des choses. »

Actuellement, aucune ville n’avait prévu la production de cannabis dans les usages de son règlement de zonage, explique pour sa part le directeur général François Giasson: « Techniquement, ça laisse donc une porte ouverte pour que des producteurs demandent à s’installer dans des zones commerciales, dit-il. Comme on ne souhaite pas que ce genre d’entreprise s’installe n’importe où sur notre territoire, le conseil municipal a décidé de prendre les devants et d’identifier une zone où ça pourra être permis. »


« « Notre volonté c’est d’avoir un pas d’avance. » »
Patrick Melchior

Un producteur qui souhaiterait s’établir à Farnham pourra donc le faire uniquement dans une zone spécifique du parc industriel de la municipalité, là où les impacts de la production de cannabis seraient moindres pour la population. D’autres conditions devront être respectées, à savoir que l’établissement devra se trouver à une distance minimale de 300 mètres d’une école, que l’endroit devra être sécurisé et qu’il ne s’affiche pas de manière trop explicite, entre autres. 

« On se doit d’être responsables, surtout que les avis sont divisés sur la question. En agissant en amont, on s’évite des mauvaises surprises », affirme M. Melchior, qui espère que le règlement sera adopté rapidement, voire aussitôt après la séance du conseil de mai.