Douze élus et membres de l’équipe administrative de la Ville de Farnham ont récemment participé à un lac-à-l’épaule à Orford.

Farnham élabore son plan stratégique

Farnham travaille à l’élaboration d’un plan stratégique et pour se faire, elle a retenu les services de la firme externe Ducharme & Compagnie au coût de 10 000 $ pour l’accompagner sur une période qui s’échelonne sur huit mois. Dans ce contexte, 12 élus et membres de l’équipe administrative ont récemment participé à un lac-à-l’épaule à Orford.

« On a fait une réflexion stratégique par rapport à la planification stratégique qui avait été faite pour 2017-2027. On a ramené ça à plus petite échelle, sur trois ans, pour se donner les moyens de nos ambitions, résume Yves Deslongchamps, directeur général de la Ville de Farnham. C’était pour qu’on puisse prendre la vision des élus et la ramener dans le pratico-pratique en leur faisant comprendre les contraintes de la réalité vécue du côté administratif et nous, de s’imprégner de ce que le politique voit pour la Ville de Farnham. »

La démarche a débuté avant le lac-à-l’épaule, qui s’est déroulé les 14 et 15 mars au centre de villégiature Jouvence à Orford, avec le soutien d’une consultante en développement organisationnel et ressources humaines. Pendant huit mois, elle aidera donc les élus et membres de l’équipe administrative à peaufiner l’élaboration d’un plan d’action qui s’échelonnera de 2019 à 2022, ainsi que sa mise en œuvre. Des annonces, issues de ce processus, devraient incessamment être faites.

La firme externe, pour laquelle la ville a déboursé un peu plus de 10 300 $, leur offre notamment de l’accompagnement, organise des rencontres de travail — une dizaine au total — et des tests psychométriques. La consultante Isabelle Ducharme a également offert de la formation et animé le lac-à-l’épaule. Il a notamment été question de compétences collectives, des forces de chacun des cadres et élus, de comment mieux travailler en équipe au service des citoyens et quels axes stratégiques doivent être favorisés.

Le lac-à-l’épaule, dont la facture en hébergement, repas et collations grimpe à 3740 $, devait-il se dérouler à l’extérieur de l’hôtel de ville de Farnham ? « Il fallait prendre un temps d’arrêt. Oui, on aurait pu rester ici, mais on aurait été dérangé aux 10 minutes, fait valoir M. Deslongchamps. Il fallait prendre un temps pour se détacher, partir et faire le vide. »

« C’était pour que les gens soient plus disposés, renchérit le maire de Farnham, Patrick Melchior. Si on divise par 12 participants, c’est 300 $ par personne. On envoie un cadre pour une convention ou une formation, et ça coûte 500 $. Ce n’est pas cher pour ce que ça rapporte. »

L’exercice a d’ailleurs permis de « développer un sentiment d’appartenance, d’engagement, de souder les membres de l’équipe et de réaliser qu’il faut briser les silos », dit M. Deslongchamps. « Quand on parle d’un projet, c’est pas juste l’urbanisme ou les travaux publics ou les loisirs qui sont impliqués. C’est tout le monde. Tout est interrelié. »

Les derniers mois ont été difficiles pour les employés, fait valoir M. Deslongchamps, évoquant entre autres le départ de son prédécesseur. « L’équipe a été essoufflée et a été affectée par tout ça. Il fallait prendre un temps d’arrêt pour que moi j’annonce mes couleurs, dit-il. Il fallait que tout le monde comprenne quel est le rôle du directeur général, quel est le rôle des élus et qu’on arrime notre travail. »

Farnham a l’intention de répéter l’expérience du lac-à-l’épaule tous les quatre ans, c’est-à-dire après chaque élection.