Les élus de Farnham ont adopté une résolution, mardi soir, dans laquelle ils offrent leur appui aux paramédics qui réclament l’abolition des horaires de faction.

Farnham appuie les paramédics

Les paramédics de Farnham viennent d’obtenir une aide dans leur revendication afin d’abolir les horaires de faction. Les conseillers municipaux de Farnham ont entériné mardi une résolution dans laquelle ils appuient leur demande auprès des instances gouvernementales.

« La sécurité des citoyens, on ne peut pas toucher à ça, a mentionné Patrick Melchior, le maire de Farnham. Je pense que la ville doit être un interlocuteur dans ce dossier-là. »

Des paramédics, accompagnés par leurs représentants syndicaux, s’étaient présentés à la séance du conseil municipal farnhamien en juin. Ils réclamaient alors l’appui des élus dans leurs démarches qui visent ultimement à abolir les horaires de faction, c’est-à-dire les horaires qui obligent les paramédics à travailler sept jours consécutifs, 24 heures sur 24, avant un congé de sept jours.

« La population de Farnham n’a pas le service auquel elle a droit », avait plaidé Gaétan Dutil, président du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie-CSN (SPPM-CSN).

Après les négociations pour renouveler leur convention collective à la fin 2017, le ministère de la Santé avait promis qu’il soumettrait les données sur l’achalandage de leur service, ce qui permet entre autres d’établir le temps d’occupation des paramédics. S’il dépasse les 28 heures par semaine, les horaires de faction doivent être abolis ou le nombre d’ambulances doit être augmenté. Or, ils n’ont toujours pas reçu ces chiffres.

Les paramédics de Farnham ont compilé ces données. Le temps d’occupation grimpe à une trentaine d’heures voire à une quarantaine chaque semaine.

À la suite des représentations faites auprès de la Ville, l’histoire d’un paramédic travaillant sur l’horaire de faction qui a été coincé dans le trafic en raison du passage du train en route vers la caserne farnhamienne a été dénoncée.

Cette situation, combinée aux doléances exprimées par les intervenants de première ligne, a été entendue par les élus de Farnham. Ces derniers ont adopté à l’unanimité mardi une résolution dans laquelle ils soutiennent les secouristes dans leurs démarches et demandent au Ministère d’injecter les sommes nécessaires pour éliminer les horaires de faction en les remplaçant par des équipes présentes en caserne.

« Nous sommes fiers de voir que la municipalité a la santé et la sécurité de ses citoyens à cœur », a fait savoir M. Dutil, présent à l’assemblée du conseil.