Les filles de Marie-Josée Legault ont participé à la descente « flyée » en glissant à bord d’un vieux jouet pour enfants transformé.

Famili-Neige: à nous l’hiver!

Le parc Terry-Fox a rarement donné lieu à un rassemblement aussi festif. Lancer de sapins, course des flocons, descente « flyée », spectacle musical, feux d’artifice : les activités de Famili-Neige étaient nombreuses, pour la deuxième journée de l’événement ponctuant l’hiver.

La descente « flyée » a attiré plusieurs participants qui, en équipe, ont conçu des bolides plus ou moins stables et rapides pour défier la pente. Chose certaine, ils ont tous fait preuve d’imagination pour concevoir leurs bolides.

Deux enfants ont par exemple pris place sur deux soucoupes transformées en soucoupes volantes, déguisement inclus. Deux sœurs ont quant à elles pris place à bord d’un vieux Jeep pour enfant reconverti pour l’occasion.

« Il ne fonctionnait plus et il traînait dans le garage, explique la mère des deux filles âgées de 4 et 8 ans, Marie-Josée Legault. On a recyclé des vieux skis de nos voisins qui traînaient dans leur garage, et ça a donné ça ! On l’a testé ici vendredi et ça va vite en titi ! »

Les parents ont même pensé aux freins et à la direction. La descente fut un succès.

Deux groupes de scouts ont aussi mis la main à la pâte. Un premier groupe a transformé un vieux traîneau qui servait durant les camps d’hiver. « On voulait faire quelque chose qui représente les scouts, expose la jeune Wendy Dubois. En camp d’été, on fait souvent des tentes. Puis ça, ajoute-t-elle en pointant l’œuvre de son équipe, ce sont des tentes d’hiver, un abri de secours. On a pensé que c’était pour être bien. »

La tente faite d’aluminium était montée sur des branches et décorée de fausses feuilles d’arbres. Deux personnes ont pu y prendre place. Le bolide n’avait toutefois toujours pas été testé avant la fameuse descente. « Je suis pas mal nerveuse », avoue Wendy. Tout s’est cependant très bien passé pour la tente mobile.

L’autre groupe scout ayant participé a construit un Jeep digne du monde jurassique. Il est fait de métal, de carton, de bois et d’anciennes affiches électorales.

Les roues avant ont été remplacées samedi matin par des skis, mais la conversion aurait dû se faire à l’arrière aussi puisque les roues ne tournaient pas lors de la descente. Le tacot a interrompu sa course quelques mètres après le début de la descente. Des jeunes ont dû le pousser jusqu’en bas.

Parmi les plus vieux participants, Guillaume Rivard et Pascal Larose ont construit une boite à savon de style bobsleigh. « On a pris des feuilles de contre-plaqué, de vieux skis, on a fait de la soudure pour la conduite à l’intérieur », raconte M. Larose.

Participant à la descente « flyée», deux jeunes enfants ont pris place sur deux soucoupes transformées en soucoupes volantes, déguisement inclus.

La carcasse de bois a fini d’être peinte et décorée à peine une heure avant l’enregistrement des participants, et a été testé pour la première fois durant la descente « flyée ».

Des balles de foins étaient disposées à la fin du parcours pour éviter tout événement malheureux. Elles ont été utiles au moins une fois alors que des participants, inscrits à la toute dernière seconde, ont dévalé à bonne vitesse la côte. Le participant installé à l’avant a semblé surpris par la vélocité de l’engin glissant.

Formule différente

Famili-Neige a emprunté une formule différente des dernières années. Au fil des ans, l’activité a changé pour s’adapter notamment aux aléas de dame Nature. L’an dernier, des activités se tenaient simultanément aux parcs Daniel-Johnson et Terry-Fox. Pour l’édition 2019, les deux parcs étaient une fois de plus les lieux de prédilection pour l’événement, mais pour chacune des deux fins de semaine, les activités se concentraient exclusivement à un endroit.

« Ça a bien fonctionné, constate Jean-Olivier Grégoire-Fillion, coordonnateur à la vie communautaire de Vie culturelle et communautaire de Granby. Samedi dernier, il y a eu une coupure entre deux parties de la journée parce que les gens sont partis chez eux manger et se réchauffer avant la soirée. C’est comme si on avait eu deux fêtes en une journée. »

Il y avait aussi un creux dans l’horaire des activités avant la soirée où Tuxes & Yorkers et Manu Militari ont offert chacun 45 minutes de spectacle musical.

La compétition de planche à neige Spin Rail Jam a ouvert la portion de la soirée, bien que peu de spectateurs non participants s’y trouvaient.

Punk et rap

La foule est revenue à temps pour le spectacle. Avec le froid, on trouvait davantage d’admirateurs que de curieux, remarque M. Grégoire-Fillion.

Tukes & Yorkers est le groupe gagnant du concours du « meilleur band en ville », tenu en août dernier. Maniant les notes du punk rock alternatif, les musiciens sont montés sur scène à 19 h. M. Grégoire-Fillion précise qu’il ne s’agissait pas d’une première partie, mais d’une prestation à part entière qui était une partie du prix du concours.

Il répondait ainsi à un commentaire tenu par un rappeur de Granby qui s’insurgeait, sur Facebook, qu’on ne lui ait pas demandé de tenir la première partie du spectacle de Manu Militari. Commentaire qui a depuis été retiré.

« Ce n’était pas un show de rap qu’on faisait, rétorque le coordonnateur. C’était un spectacle pour les jeunes et il n’y avait pas que du rap. »

La soirée s’est conclue avec un feu d’artifice que le vent n’a pas gâché.