De gauche à droite: Eve Lachapelle, Étienne Gauvin-Gingras et sa mère, Sophie Gauvin, sont adeptes de trottinette sportive.
De gauche à droite: Eve Lachapelle, Étienne Gauvin-Gingras et sa mère, Sophie Gauvin, sont adeptes de trottinette sportive.

Faire le Grand défi Pierre Lavoie à... trottinette

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Alors que certains participeront au Grand défi Pierre Lavoie «1 000 000 km ensemble» à vélo, les 19 et 20 juin prochains, Eve Lachapelle et ses comparses parcourront 250 km... en trottinette.

Mais pas n’importe lesquelles. Les trottinettes avec lesquelles Mme Lachapelle s’entraîne sont «sportives», et directement importées des pays scandinaves et d’Europe, puisqu’au Québec, il n’existe aucun fabricant de ce type de monture.

«Elles ne sont pas électriques, c’est souvent la question qu’on me pose, parce que la trottinette électrique est devenue très populaire ces dernières années», indique Eve Lachapelle, résidant à Stukely-Sud.

Plusieurs modèles existent, «un peu comme le vélo, on en trouve des tout-terrains, des hybrides, en acier, en aluminium, avec différentes grosseurs de roue, etc.»

Trotte Zone et défi
Eve Lachapelle pratique ce sport depuis 7 ans et a fondé son entreprise, Trotte Zone, afin de promouvoir et de proposer des cours de «cardiotrotte», ainsi que des ateliers d’initiation et des salles de montre, afin de faire découvrir ce sport plutôt méconnu.

Comme ses cours et ses kiosques ont été annulés en raison de la pandémie, Mme Lachappelle a proposé à sa «communauté de trotte» de participer au Grand défi Pierre Lavoie, et de totaliser ensemble un parcours de 250 km.

Ils seront donc une quinzaine à partir en trottinette dans la région, de Waterloo à Granby. Eve s’est donné le défi de faire 100 km et de combler au besoin les kilomètres manquants.

Étienne Gauvin-Gingras, qui a découvert ce sport il y a un an, roulera quant à lui 10 km. «J’aime le fait que ce soit plus technique que le vélo, que tu ne penses pas à autre chose qu’à t’occuper de la trottinette», mentionne Étienne, âgé de 14 ans.

«Notre plus jeune participant a 10 ans. C’est un sport pour tous les âges. Il suffit d’avoir un peu de motricité, et la technique s’apprend très bien», rapporte Mme Lachapelle. Travaillant le cardio et l’équilibre qui est nécessaire pour le changement de pied, la trottinette sportive est «un peu plus difficile que le vélo. C’est bon aussi pour les gens qui ont des problèmes de genoux, souvent les anciens coureurs, ou ceux qui ne trouvent pas de confort sur une selle de vélo. C’est un bon amalgame».

Eve Lachapelle pratique la trottinette sportive seule et avec chien depuis 7 ans.

Compétitions et engouement

Souvent utilisée avec un chien, la trottinette sportive effectuée seule a été «une découverte» pour Eve Lachapelle, qui devait s’envoler pour l’Estonie en vue d’une compétition de 400 mètres sprint, mais qui a été annulée.

«Il y a de plus en plus un engouement pour la trottinette. C’était en vogue au début du 20e siècle, les riches mondains des États-Unis se promenaient avec des sortes de trottinettes, avant que le vélo ne prenne la place», raconte Mme Lachapelle, qui laisse entendre également que la trottinette sportive est déjà très populaire en Europe, avec plus de 25 compagnies en fabriquant.

Le coût approximatif d’une bonne trottinette sportive, l’équivalent d’un vélo hybride, tourne autour de 500$.

Les cours offerts par Mme Lachapelle changent de localité chaque semaine, passant de l’Estriade à Waterloo au parc Daniel-Jonhson de Granby, «ce qui nous fait découvrir des lieux et explorer de nouvelles techniques», mentionne la coach de trottinette. Il reste deux places aux cours, puisqu’il ne reste que deux trottinettes à prêter.

Pour obtenir un atelier d’initiation et découvrir ce sport en compagnie d’Eve Lachapelle, de la communauté et d’une de ses trottinettes - désinfectée -, contactez-la par téléphone au (819) 239-6963 ou par courriel au trottezone@gmail.com en réservant 24h d’avance. Pour plus d’informations, visitez www.trottezone.com.