Plus d’une vingtaine de propriétaires de maisons neuves ont été rencontrés au cours des deux dernières semaines.

Faillite des habitations Novadomus: les propriétaires rencontrés

Les propriétaires floués par Les Habitations Novadomus et dont la résidence n’avait pas fini d’être construite au moment où l’entreprise a déclaré faillite ont été récemment rencontrés par des représentants de l’organisme Garantie construction résidentielle (GCR). Les travaux pour terminer la construction de ces maisons devraient débuter au cours des prochaines semaines.

Plus d’une vingtaine de propriétaires de maisons neuves ont été rencontrés au cours des deux dernières semaines par une équipe avec en son sein un conciliateur, un chargé de projet, un expert technique et des entrepreneurs en construction, selon François-William Simard, vice-président aux communications et aux relations avec les partenaires de l’organisme à but non lucratif indépendant mandaté par la Régie du bâtiment du Québec pour administrer les plans de garantie des maisons neuves.

La visite sur place des maisons permettra de faire réaliser des soumissions détaillées. « On n’a pas encore le coût total, parce qu’on va aller en soumissions, mais on s’attend à ce que ça coûte plusieurs centaines de milliers de dollars, détaille le porte-parole. Il y a des maisons où les correctifs sont relativement mineurs alors que pour d’autres, des travaux majeurs devront être refaits. »

C’est le cas de Hugo (nom fictif), l’un des six propriétaires avec qui La Voix de l’Est a pu s’entretenir après la visite de GCR. Sa maison devait initialement être livrée pour juin 2018 ; quatre mois plus tard, comme la construction de la résidence n’était toujours pas terminée, il a annulé le contrat de vente et a fait finir les travaux par une autre entreprise.

La visite de GCR a toutefois révélé certaines surprises. Des vices cachés et des malfaçons au début de la construction seront à corriger. « On a des réclamations pour environ 28 000 $ », dit-il.

Archives La Presse

« Pour nous, ce n’est pas si pire, ajoute le jeune homme. Il y a des gens dont la maison n’a que la charpente et l’enveloppe extérieure de complétées. Elles ont passé l’hiver sans portes ni fenêtres. »

Selon certaines sources, les dossiers de réclamation concernant les Habitations Novadomus représenteraient près du tiers de toutes les demandes traitées actuellement par GCR, une information que n’a toutefois pas pu confirmer M. Simard.

Les cotes des entreprises rendues publiques

Par ailleurs, GCR a annoncé cette semaine qu’à compter du 6 juin, les cotes techniques portant sur la qualité des travaux et les cotes de satisfaction de la clientèle de chaque entreprise de construction accréditée seraient rendues publiques.

« On trouvait que c’était important que chaque personne qui s’apprête à acheter une maison neuve puisse savoir à quelle entreprise il a affaire, souligne M. Simard. Pour nous, il s’agit d’une grande avancée pour la protection des consommateurs. »

Jusqu’à cette date et depuis la fondation de GCR en 2015, le dévoilement de ces cotes, qui va de AA à D, était laissé à la discrétion de chaque entreprise. Les Habitations Novadomus n’ont jamais révélé la leur.

Il n’y a toutefois pas de lien direct entre la situation vécue à Saint-Alphonse-de-Granby et cette décision, nuance le porte-parole. « On voulait attendre d’avoir un historique qui justifiait la fiabilité de la cote, explique-t-il. En les rendant publiques dès le début, ça n’aurait voulu rien dire. »

« C’est sûr que des histoires comme celle de Novadomus, et il y en a d’autres, ça contribue à vouloir divulguer les cotes, poursuit-il. On pense que le consommateur a le droit de savoir quelle est la cote de l’entreprise au moment de prendre sa décision. »