Le directeur général de la Ville de Farnham, Yves Deslongchamps, et le maire Patrick Melchior ont tenu à s’expliquer à propos de la procédure en place lorsque survient un refoulement d’égout dans une propriété.

Facture pour un refoulement d’égout: la Ville de Farnham ne se défile pas

La Ville de Farnham assure qu’elle ne se défile pas de ses responsabilités dans le dossier de la citoyenne qui a dû composer avec un refoulement d’égout dans sa propriété, en août. Un processus est enclenché pour déterminer à qui incombe la responsabilité de l’incident.

Rappelons qu’une citoyenne de la rue Jacques-Cartier Sud, Nathalie Gauthier, déplore qu’une facture de plus de 3600 $ lui ait été envoyée par la Ville de Farnham pour son intervention et celle d’une entreprise spécialisée lorsqu’il y a eu un refoulement d’égout chez elle, tel que La Voix de l’Est le rapportait dans son édition du 18 septembre.

Le directeur général de la Ville de Farnham, Yves Deslongchamps, et le maire Patrick Melchior ont tenu à expliquer mercredi la procédure en place lorsqu’un tel incident survient.

Si le citoyen alerte le service des travaux publics et que les employés se rendent sur place, ceux-ci offrent la possibilité d’intervenir eux-mêmes ou que le citoyen puisse retenir les services d’un entrepreneur de son choix, explique le directeur général.

« Si on est responsables de l’incident, on assume les frais. On ne se défile pas de nos responsabilités, assure M. Deslongchamps. Si les travaux publics vont chez le résident et qu’il est prouvé par nos experts que les dommages n’ont pas été causés par la Ville, on facture le résident pour les services que la Ville a rendus. S’il décide de faire venir un contracteur et qu’il est prouvé que les dommages ont été causés par eux, ils déboursent. Mais si c’est prouvé que c’est nous, on ramasse la facture. »

Le maire assure que la citoyenne a été informée de la procédure. Celle-ci est d’ailleurs dans les mains des avocats qui représentent l’administration municipale. Leurs experts — les employés municipaux intervenus sur place — affirment que la Ville n’est pas responsable tandis que les deux consultés par Mme Gauthier prétendent le contraire. C’est d’ailleurs pour cette raison que le dossier est en litige et que les élus ne veulent pas le commenter davantage.

« On est sensibles à sa cause, mais il y a une procédure à suivre. Il faut que les choses soient faites correctement », dit M. Melchior.

« On est rendus là dans le processus judiciaire. On ne peut pas faire un chèque en blanc chaque fois que quelqu’un dit qu’on est responsables. On doit attendre le résultat des expertises. Une fois que c’est déterminé qui est responsable, la Ville ne se défile pas, si c’est prouvé dans le cas de Mme Gauthier qu’on est responsable, on va payer », renchérit M. Deslongchamps, en avançant qu’un autre expert pourrait potentiellement être mandaté dans le dossier.

La citoyenne révélait dans l’entrevue accordée à La Voix de l’Est qu’un premier refoulement d’égout était survenu chez elle il y a environ quatre ans. À ce moment-là, les employés des travaux publics et une entreprise spécialisée étaient également intervenus, mais aucune facture n’avait été remise à la citoyenne, contrairement au dossier actuel.

« On ne peut pas commenter là-dessus, on n’était pas là », indique le directeur général.