On voit ici le président de CGP Expal, Frédéric Froissart, le ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises, Stéphane Billette, la vice-présidente de l’entreprise, Hélène Louapre, le maire de Bromont, Louis Villeneuve et le député fédéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis.

Expansion chez CGP Expal: Québec et Ottawa appuient le projet

Le projet d’expansion de la multinationale CGP Expal à Bromont, dévoilé en primeur par La Voix de l’Est, a pu compter sur une enveloppe totalisant 3,3 millions des gouvernements provincial et fédéral. L’annonce officielle de cette aide financière conjointe a eu lieu mercredi, près de la nouvelle usine du parc scientifique.

« Cette inauguration est l’accomplissement d’une aventure commencée en 2005. [...] C’est un grand jour pour nous », a indiqué en point de presse le président de CGP Expal, Frédéric Froissart, décrivant l’entreprise qu’il dirige comme le « leader mondial dans la fourniture de solutions de stabilisation pour les produits transportés sur palettes. »

En fait, CGP Expal vient de mettre la touche finale à un vaste projet lui permettant d’accroître sa capacité de production. La pierre angulaire de cette initiative est l’ajout d’équipements d’enduction et d’impression ultra-sophistiqués au sein de la nouvelle usine du boulevard de l’Aéroport, située à quelques pas du bureau principal. « En plus de la dimension performance de nos produits, on y a ajouté un volet marketing », a fait valoir en entrevue celui qui est à la tête de la société internationale. Le projet prévoit également le rapatriement de certains procédés de fabrication de l’Europe vers Bromont.

La nouvelle gamme phare de l’entreprise, nommée « stabulon », permettra ainsi de mettre au premier plan la marque des clients sur le papier antiglisse, en plus d’assurer la sécurité et l’intégrité des produits transportés par palettes, a résumé M. Froissart.

Ottawa a accordé 1,5 million $ via le programme de développement économique du Québec lié à Développement économique Canada. « En réalisant ce projet, CGP Expal démontre qu’elle détient toutes les capacités essentielles pour poursuivre sa croissance et assurer sa pérennité », a fait valoir le député fédéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis.

De son côté, le gouvernement du Québec a octroyé un prêt de 1,8  million $ par le biais du programme ESSOR. « C’est un grand jour pour la région. [...] Les relations Québec-France sont à l’honneur. [...] Une expansion ne peut pas s’arrêter là. On a déjà hâte de travailler au prochain projet », a indiqué le ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises, à l’Allègement règlementaire et au Développement économique régional, Stéphane Billette, soulignant au passage que 99 % des emplois au Québec sont liés aux PME.

« C’est merveilleux. J’aime les journées comme ça. [...] C’est encore une bonne nouvelle pour notre parc scientifique », a lancé le maire de Bromont, Louis Villeneuve, mettant en relief le « rayonnement régional » des nombreuses entreprises qui y sont implantées. « Bromont est synonyme de stabilité économique, de qualité de vie, de développement durable. [...] Permettez-moi de vous féliciter et de vous remercier d’avoir choisi Bromont », a-t-il renchéri, s’adressant au président de CGP Expal.

« Message clair »

Le principal marché de CGP Expal est concentré aux États-Unis. Pour le moment, l’approche protectionniste préconisée par le président Trump ne semble pas en voie d’assombrir le tableau. « Jusqu’ici, tout se passe bien pour nous. Si les frontières se fermaient, il faudrait revoir notre stratégie et on créerait une nouvelle exploitation », a indiqué en entrevue M. Froissart.

Le député de Brome-Missisquoi estime également qu’une « attitude alarmiste » n’est pas de mise en ce moment. « On a certains problèmes avec la Maison-Blanche qui impose certains tarifs, mais je pense qu’il ne faut pas s’arrêter à ça. On est pris pour être voisins le restant de nos jours. Une compagnie française, dont 90 % des ventes sont faites aux États-Unis, qui est en croissance à Bromont, c’est génial. Ça envoie un message clair que le Québec, et tout le Canada va continuer ses échanges avec les États-Unis. »

Le directeur de la Société de développement économique de Bromont (SODEB), Charles Lambert, abonde dans le même sens. « Je vois l’annonce d’aujourd’hui (mercredi) comme un signal très positif par rapport aux turbulences qu’on vit actuellement au niveau du commerce international », a-t-il dit. D’ailleurs, la SODEB travaille depuis plusieurs mois pour que de nouvelles entreprises européennes choisissent le parc scientifique de Bromont comme terre d’accueil pour s’établir au Canada. Selon M. Lambert, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les trois principales cibles.

Nouveaux projets

Selon M. Froissart, la multinationale compte 250 collaborateurs à travers le globe et a un chiffre d’affaires avoisinant 100 millions ( $ CAN). « CGP Expal est une pièce maîtresse de notre organisation, a-t-il dit. [...] Une entreprise à taille humaine, avec une dimension internationale. »

À terme, CGP Expal prévoit créer 14 emplois. Ce chiffre pourrait toutefois s’accroître dans un avenir rapproché. Si tout se déroule comme prévu, Bromont pourrait accueillir « d’ici deux à quatre ans » le second centre de recherche et développement de la compagnie, dont le premier est actuellement établi en France, a confié à La Voix de l’Est M. Froissart. Selon ce dernier, un partenariat avec le centre de recherche en microélectronique de Bromont (C2MI) est aussi dans l’air concernant la traçabilité des produits de l’entreprise.

Autre bonne nouvelle pour l’essor de l’entreprise à Bromont. Selon M. Foissart, une machine nommée « Excalibur », développée par l’équipe de recherche et développement de CGP Expal en Europe et servant à accroître la productivité des partenaires qui utilisent les produits de la compagnie, devrait être fabriquée « d’ici 12 à 18 mois » dans l’usine attenante au quartier général, boulevard de l’Aéroport.