Des membres de la communauté LGBTQ2+ de la Haute-Yamaska se sont déplacés à Ottawa, sur invitation du député Pierre Breton, afin d’assister en direct au discours d’excuses du premier ministre Trudeau.

Excuses à la communauté LBGTQ2+: moment «émouvant» et «historique»

Une délégation de Divers-Gens, un organisme voué à aider et rassembler de jeunes membres de la communauté LGBTQ2+ de la Haute-Yamaska, s’est déplacée à Ottawa mardi afin d’assister en direct au discours d’excuses du premier ministre Trudeau. Un moment « historique » et « émouvant », symbolisant l’espoir d’un avenir meilleur pour ceux qui ont longtemps été honnis à cause de qui ils étaient.

L’invitation est arrivée du bureau du député de Shefford, Pierre Breton, il y a quelques semaines. Une offre que l’organisme ne pouvait pas refuser.

« On n’a pas hésité longtemps. C’était historique, il fallait qu’on soit là », indique Pal Green Masse, responsable de la coordination et de l’intervention pour l’organisme granbyen. 

Le quatuor a pris place dans le manège militaire Cartier en compagnie d’autres gais, lesbiennes, bisexuels, trans, personnes non binaires et queers, pour ne nommer que ceux-là, pendant que des victimes réelles, qui ont perdu leur emploi ou obtenu un casier judiciaire en raison de leur orientation sexuelle, notamment, se trouvaient à même la Chambre des communes.

« Les gens applaudissaient et réagissaient de façon spontanée et sentie. C’était très émouvant. Pour nous aussi, même si nous n’avons pas été touchés directement par les actes commis dans le passé, raconte Pal Green Masse. Ça nous a permis d’en apprendre sur ce qui s’était produit ; on ne pouvait pas imaginer à quel point le gouvernement (du Canada) avait été dégoûtant avec les membres de la communauté. »

« On a l’impression que ça fait 150 ans, mais c’est encore très récent. Juste d’entendre ce qui s’est passé, ça nous fait réaliser qu’on a de la chance de vivre à une époque et dans un pays où (de tels actes) sont maintenant jugés inacceptables. Parce qu’il y a encore des pays où ce genre de choses arrive », renchérit-on. 


On a de la chance de vivre à une époque et dans un pays où (de tels actes) sont maintenant jugés inacceptables. Parce qu’il y a encore des pays où ce genre de choses arrive.
Pal Green Masse, responsable de la coordination et de l’intervention chez Divers-Gens

« Ça n’était pas des excuses dans le vent, poursuit la personne-ressource. On a nommé les torts causés et en plus de s’excuser, des actions concrètes vont être mises en place. »

Le tout aura pour effet de faire de l’appareil gouvernemental un milieu de travail plus sécuritaire pour les membres de la communauté LGBTQ2+. 

« Ça assure et ça rassure ceux qui souhaitent un jour travailler dans la fonction publique », commente Pal Green, qui croit également que ces excuses aideront à mettre un terme à la culture du silence en incitant plusieurs personnes à dénoncer la discrimination dont elles ont pu avoir été victimes un jour.