La quinzaine d’événements équestres, notamment l’International Bromont, devraient être reconduits en 2020.

Événements équestres à Bromont: un mécène sauve la saison 2020

Volte-face dans le dossier des événements équestres à Bromont. Alors que l’avenir des compétitions hippiques était compromis, il y a à peine quelques semaines, un philanthrope a injecté la somme nécessaire pour assurer la pérennité du calendrier 2020, de concert avec la Société d’agriculture du comté de Shefford (SACS).

« On a travaillé fort et la SACS a finalement été capable de sécuriser ses affaires suffisamment pour qu’il y ait une saison l’été prochain », a indiqué en entrevue Rosaire Houde, représentant du conseil d’administration de l’OBNL.

Selon ce dernier, l’enveloppe requise pour la tenue de la quinzaine d’événements équestres en 2020 avoisine 250 000 $. De ce montant, 150 000 $ doit provenir essentiellement de revenus de location du site. Un mécène a comblé le manque à gagner en partenariat avec la SACS, qui a puisé à même ses réserves, a fait valoir le représentant de l’organisme.

Celui-ci a indiqué que l’événement équestre phare, l’International Bromont, de même que le Concours complet, devraient entre autres être reconduits.

Il n’a pas été possible d’obtenir, jeudi, les commentaires du grand patron du Grand prix du Canada (F1), François Dumontier et de Roger Deslauriers, tous deux derrière l’International Bromont.

Impasse

La SACS traîne toujours de lourdes dettes. Devant l’impasse pour rallier les fonds nécessaires au lancement du projet de modernisation du site olympique, dont le budget était estimé à 6 millions $, l’organisme a mis en vente la partie du terrain qui lui appartient, a dévoilé La Voix de l’Est en décembre.

L’initiative consistait notamment à ajouter un pavillon d’accueil. Des événements intérieurs et des foires liés au monde équestre étaient au programme dans le bâtiment. Le remplacement des nombreuses tentes en location chaque année par des abris permanents était aussi dans les cartons.

La SACS envisageait également d’avoir ses propres équipements sanitaires. Le principal créancier de l’OBNL, la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska, avait d’ailleurs enregistré en 2017 un préavis de vente sous contrôle de justice sur le vaste terrain lui appartenant, où se déroule la majorité des compétitions équestres à Bromont.

Cataplasmes

À l’instar d’un immeuble à logements inoccupé à vendre, le fait de ne pas reconduire les événements équestres aurait pu avoir une incidence sur la valeur du site où ils se tiennent. Selon Rosaire Houde, cet aspect n’est pas la motivation première de la SACS à assurer la pérennité de la saison de compétitions à venir.

« Ce n’est pas tellement la plus-value qui nous intéresse que la suite des activités équestres », a-t-il dit.

En ce sens, la Société d’agriculture souhaite toujours trouver un acheteur qui envisagera le maintien des compétitions équestres, a indiqué M. Houde, spécifiant que l’OBNL est en discussion avec deux groupes d’acquéreurs potentiels. Et le philanthrope, qui a contribué au sauvetage de la saison d’événements hippiques, n’en fait pas partie.

La dette de la SACS n’a pas bougé d’un iota. Cette précarité financière pèse lourd dans la balance, a concédé Rosaire Houde. « On est loin de la coupe aux lèvres. [...] Je ne veux pas vivre avec des cataplasmes. Il va falloir trouver une solution définitive. »