Selon les plus récentes estimations, la modernisation du tracé coûterait près de 300 millions de dollars.
Selon les plus récentes estimations, la modernisation du tracé coûterait près de 300 millions de dollars.

Étude de faisabilité pour le train Lac-Mégantic-Montréal: «Ça légitime notre projet»

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
La récente annonce par le ministre des Transports et responsable de l’Estrie, François Bonnardel, de l’appui de Québec à la réalisation d’une étude de faisabilité pour le projet de modernisation du tracé entre Lac-Mégantic et Montréal, est accueilli par l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM) comme une bouffée d’air frais.

«C’est une très bonne nouvelle. Dès nos premières rencontres avec François Bonnardel, il avait pris le dossier très au sérieux et s’était engagé à le faire cheminer. Aujourd’hui, on constate que les bottines suivent les babines. L’appui du gouvernement provincial envoie un bon signal. Ça légitime notre projet», a illustré en entrevue le maire de Bromont et président de l’ACFEM, Louis Villeneuve.

Le président de l’ACFEM, maire de Bromont, Louis Villeneuve.

Le projet de l’ACFEM, qui regroupe des municipalités et des gens d’affaires, s’articule autour de trois grands thèmes. Premièrement, la mise à niveau de la totalité de la voie ferrée. Deuxièmement, l’amélioration de la fluidité du transport de marchandises. Et finalement, la mise en service d’un train de passagers entre Montréal et Lac-Mégantic. Selon les plus récentes estimations, l’initiative globale coûterait près de 300 millions de dollars.

Parmi les villes impliquées dans le projet, notons Bromont, Farnham, Lac-Brome, Bedford, Brigham, Magog, Sherbrooke et Lac-Mégantic.

Selon le ministre Bonnardel, l’appel d’offres pour l’étude de faisabilité du train Lac-Mégantic-Montréal devrait être lancé d’ici trois à quatre mois.

François Bonnardel a annoncé que son gouvernement a confié le mandat à la Conférence administrative régionale (CAR) de l’Estrie d’épauler l’ACFEM dans ses démarches. Selon le ministre des Transports, le lancement d’un appel d’offres pour la réalisation de l’étude de faisabilité devrait être lancé d’ici trois à quatre mois.

Congestion?

Or, l’ajout d’un train de passagers créerait-il une congestion dans l’offre de transport alternatif à l’automobile dans la région métropolitaine, avec le REM et l’autobus dans le même créneau? François Bonnardel est d’avis que non.

«On est loin de la coupe aux lèvres, mais on doit aller au bout de cet exercice. Il faut être capable de mesurer jusqu’à quel point on pourrait permettre du transport de passagers sur cette voie ferrée. Tout ça dans le contexte où une société privée embarquerait avec nous, a-t-il indiqué, citant en exemples Via Rail et Exo. Plus il y aura d’offres pour l’automobiliste qui souhaite laisser sa voiture à la maison pour aller travailler à Montréal ou aller à l’aéroport, c’est gagnant.»